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Actualités - Chronologie

Greenspan croit en la stabilisation du déficit courant

Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan s’est montré plutôt serein hier sur l’ajustement en douceur des déficits courants américains, même s’il a de nouveau averti que ceux-ci ne pouvaient croître indéfiniment. « J’ai déjà dit que le déficit courant américain ne peut pas croître éternellement mais que, heureusement, la flexibilité accrue de l’économie américaine va sans doute faciliter un ajustement sans conséquence grave pour l’ensemble de l’activité économique », a dit M. Greenspan dans un discours à Londres. « Au-delà des pressions des marchés, qui semblent devoir stabiliser, voire diminuer à long terme le déficit des comptes courants et les besoins de financements afférents, certaines forces de l’économie américaine semblent aller dans la même direction », a-t-il ajouté, selon le texte de son discours rendu public par avance à Washington. Le déficit courant donne la mesure la plus large des flux d’échanges d’un pays. Pour l’année 2004, le déséquilibre de la balance commerciale devrait atteindre les 600 milliards de dollars, un record. M. Greenspan a cependant lancé une mise en garde voilée sur le chapitre de l’inflation. La baisse du dollar, qui s’est fortement déprécié depuis 2002, n’a pas soutenu autant que prévu la balance commerciale, notamment parce que les entreprises étrangères ont préféré compresser leurs marges plutôt que de perdre des parts de marchés aux États-Unis, a souligné le président de la Fed. Pour les entreprises de la zone euro et sterling par exemple, cette compression « a absorbé en deux ans les trois quarts de la baisse du dollar », a-t-il souligné. L’une des conséquences de ce processus est que les prix à l’importation ont peu répercuté la dépréciation du dollar et que « les pressions inflationnistes sur les prix à la consommation ont été minimes ces dernières années » aux États-Unis, a-t-il déclaré. « Mais nous pourrions approcher du point, si nous n’y sommes pas déjà, où les exportateurs vers les États-Unis ne choisiront plus d’absorber une nouvelle réduction de leurs marges si le dollar continuait son déclin », a-t-il ajouté. L’inflation est suivie de près par la Fed qui a encore une fois relevé d’un quart de point, à 2,5 %, son taux directeur mercredi. M. Greenspan a souligné que plusieurs facteurs avaient « effacé les effets positifs de la baisse du dollar sur les exportations et la balance commerciale ». Il a cité le niveau durablement plus élevé des importations par rapport aux exportations dans la balance commerciale et le fait que les importations réagissent plus vite aux variations de revenus aux États-Unis que dans le reste du monde. Le président de la Fed a cependant vu plusieurs raisons d’espérer un mieux pour les équilibres extérieurs des États-Unis. La Maison-Blanche table sur un déficit budgétaire record de 427 milliards de dollars pour 2005, au-delà du précédent record de 412 milliards de dollars enregistré en 2004. Enfin, la dépréciation du dollar a eu des effets bénéfiques pour les entreprises américaines exportatrices, puisque « leurs marges semblent augmenter, ce qui augure bien des futures exportations et du processus d’ajustement » du déficit commercial.
Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan s’est montré plutôt serein hier sur l’ajustement en douceur des déficits courants américains, même s’il a de nouveau averti que ceux-ci ne pouvaient croître indéfiniment.
« J’ai déjà dit que le déficit courant américain ne peut pas croître éternellement mais que, heureusement, la flexibilité accrue de l’économie américaine va sans doute faciliter un ajustement sans conséquence grave pour l’ensemble de l’activité économique », a dit M. Greenspan dans un discours à Londres.
« Au-delà des pressions des marchés, qui semblent devoir stabiliser, voire diminuer à long terme le déficit des comptes courants et les besoins de financements afférents, certaines forces de l’économie américaine semblent aller dans la même direction »,...