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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro fait du surplace avant et après la Fed

L’euro s’est légèrement replié face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux après la décision de la Fed de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,50 %, et ce pour la 6e fois depuis juin dernier. Pourtant, ce nouveau resserrement de la politique monétaire US n’a pas pour autant bénéficié au billet vert malgré l’écart qui s’est creusé entre son rendement et celui de la monnaie européenne qui devrait être maintenu à 2 % à l’issue de la réunion aujourd’hui du conseil des gouverneurs de la BCE. À cela aurait contribué le communiqué qui a accompagné cette décision, soulignant que la Fed pourrait poursuivre le relèvement des taux « à un rythme toujours mesuré » (voir par ailleurs). Cette remarque, qui exclut toute accélération du rythme de hausse des taux US cette année, a donc incité les opérateurs à la prudence en réajustant leurs positions de change au profit du billet vert qui a déjà gagné quelque 5 % après que l’euro eut atteint un plus haut à 1,3669 $ sur fond d’inquiétude au sujet des déficits US. Mais il n’en demeure pas moins que les fondamentaux de l’économie US continuent de militer en faveur des placements aux États-Unis. À cet égard, les investisseurs ont été très rassurés par le dernier rapport publié hier par le cabinet conseil Challenger, Gray and Christmas, affirmant que les entreprises US ont annoncé 92 351 suppressions d’emplois seulement en janvier contre 108 900 en décembre (-15 %) et qu’elles ont dans le même temps procédé à 29 832 embauches, soit 40 % de plus qu’en décembre, laissant croire à un bon chiffre de l’emploi pour janvier dont la publication est attendue demain. En outre, les opérateurs sont restés plutôt pessimistes quant aux perspectives de reprise de l’euro après qu’ils eurent appris de l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que les ventes de détail dans ce pays ont connu en 2004 une 3e année noire consécutive, avec un recul de 1,7 % à prix constants. L’annonce aussi, par l’Agence pour l’emploi, que le nombre de chômeurs en Allemagne, qui a dépassé 5 millions de personnes en janvier (à 5,037 millions) pour la 1re fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, devrait encore nettement augmenter en février a également déçu la communauté financière. Cela étant, l’euro est resté hésitant aussi bien à la hausse qu’à la baisse, se négociant finalement à New York à 1,3035 $ contre 1,3040 $ la veille. Solidere au plus haut depuis le 19 février 1999 La Bourse US a réagi plutôt favorablement au 6e relèvement du principal taux directeur de la Fed qui a été d’ailleurs largement anticipé. Elle est restée généralement soutenue par les bons fondamentaux de l’économie ainsi que par les résultats encourageants de plusieurs sociétés (Northrop Grumman, Atlas Copco...). Les Bourses européennes ont également fini en nouvelle hausse avant la décision de la Fed, alors que les minières, les fabricants automobiles et les sociétés de distribution sont toujours à la fête. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a affiché hier son plus haut niveau depuis le 19 février 1999 à la veille de son introduction à la Bourse du Koweït. Les actions A et B de cette société ont rebondi de respectivement 8,81 $ et 8,79 $ à 9 $ dans des échanges relativement nourris. Élie KAHWAGI
L’euro s’est légèrement replié face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux après la décision de la Fed de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,50 %, et ce pour la 6e fois depuis juin dernier. Pourtant, ce nouveau resserrement de la politique monétaire US n’a pas pour autant bénéficié au billet vert malgré l’écart qui s’est creusé entre son rendement et celui de la monnaie européenne qui devrait être maintenu à 2 % à l’issue de la réunion aujourd’hui du conseil des gouverneurs de la BCE. À cela aurait contribué le communiqué qui a accompagné cette décision, soulignant que la Fed pourrait poursuivre le relèvement des taux « à un rythme toujours mesuré » (voir par ailleurs). Cette remarque, qui exclut toute...