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Les lecteurs ont voix au chapitre

Chaque chose en son temps Pourquoi donc ce mauvais timing dans l’exécution des grands travaux ? Nous avons droit ainsi à des percements de routes, des constructions de ponts, des poses de câbles à des heures de pointe (sortie de bureaux, d’écoles...) dans les grandes villes, et en pleine saison d’été dans les centres de villégiature. À croire qu’« ils » le font exprès. Et puis le temps que tout cela prend : des semaines entières pour finir de rapiécer un tronçon de chaussée ou pour remplacer une conduite crevée. Est-ce le résultat de toute cette lenteur, de cette désorganisation ? Toujours est-il qu’ils sont de plus en plus nombreux, les lecteurs, à se plaindre des embarras de la circulation automobile, mettant en cause, bien entendu, l’état des rues, mais surtout l’indiscipline du conducteur libanais, dont on n’a pas fini de dénoncer les méfaits. Pur exercice de défoulement car il y a belle lurette que l’État a baissé les bras. L’appât du gain À propos de l’article intitulé : « Huile d’olive : un exportateur libanais à nouveau pris la main dans le sac » (L’Orient-Le Jour du mardi 25 janvier 2005), la santé ne semble pas être le souci majeur de cet industriel. Les Français ont beaucoup de chance d’avoir des services de contrôle nombreux et compétents, en ce qui concerne entre autres leur alimentation. Dans le but d’informer les consommateurs libanais, il eut été utile, je pense, d’indiquer, dans l’intérêt de ces derniers précisément, l’identité de cette entreprise industrielle. Jean-Pierre PHILIPPE PS : Après l’huile, le raisin, les fausses pièces détachées Mercedes, que nous réserve-t-on ? Nos enfants en premier Bien avant de nous attarder à la cour des hommes, je propose ici, au-delà des polémiques qui se déroulent aujourd’hui dans l’arène politique, de réfléchir sur le cas de ceux qui n’utilisent – pas ou plus – leurs droits de citoyens pour éduquer leurs enfants car ils hésitent à agir en adultes s’agissant d’un projet qui représente après tout la future base des édifices sociopolitiques. L’enfant est censé apprendre de ses parents pour gravir les étapes de l’apprentissage et évaluer leurs expériences. Il va jauger d’abord pour choisir ensuite sa propre façon d’agir. Ce support de connaissances et de confiance a besoin d’être transmis à travers un message verbal clair, et une réalité vécue et partagée avec l’enfant afin de lui donner les éléments d’une expérience totale. Ainsi, grandir c’est aussi réfléchir sur le vécu que les autres présentent afin d’en conclure ce qui nous convient. Mais quand ce même vécu est exprimé de façon incertaine, culpabilisante ou contradictoire, il devient très difficile pour nos jeunes d’écouter avec attention, concentration et respect. Nos enfants savent fort bien qu’un avis qui change constamment émane d’un enfant et non pas d’un adulte, un vrai. Enfin, un message, à eux, de ne pas perdre espoir, de voir leurs parents grandir autrement. Un autre appel à ces adultes, qui considèrent que leurs responsabilités vont d’abord à d’autres tâches plus sérieuses et à qui je rappelle que servir son pays, c’est aussi commencer par sa famille, ce noyau-clé de la génération à venir. Joe ACOURY La «chatara» Titre étrange, n’est-il pas ? Beaucoup se demanderaient à quoi cela rime. Il s’agit, en fait, d’une maladie qui a atteint l’ensemble du peuple libanais, une maladie à mon sens incurable. Vous n’avez qu’à circuler dans les rues de notre capitale pour vous rendre compte de ce dont je parle. C’est une maladie qui frappe tout conducteur au volant de sa voiture. Quelle honte, quel manque de civisme le plus élémentaire ! C’est la loi de la jungle et chacun fait ce que bon lui semble, pas de lois, pas de règles, c’est la « chatara ». Nos Fangio locaux se prennent pour les rois du bitume, et je n’exclus personne. La municipalité de Beyrouth a fait un effort louable pour essayer d’améliorer cette circulation chaotique, mais sans résultat. Pour moi qui suis à la lettre les règles de la circulation, c’est un calvaire de tous les jours. Je m’énerve, je peste et passe mon courroux sur mon épouse que je plains. Ce manque d’éducation, et je pèse mes propos, trahit le mal de notre société. Comment faire comprendre que bien conduire, en respectant autrui, est le catalyseur d’une vie sociale organisée ? Pourquoi donc ce même Libanais, se retrouvant à Paris, Londres ou ailleurs, ne commet-il aucune infraction au code de la route ? Vous me diriez : la peur du gendarme. Je ne le crois pas. Chez lui, le Libanais se croit tout permis et il appelle cela la « chatara ». Alors, je me permets de formuler un vœux pieux : je vous en supplie, chers compatriotes, soyez civilisés et peut-être votre avenir sera meilleur. Dr Riad el-ALAILI Membre du conseil municipal de Beyrouth Timing et travaux La désorganisation dans nos ministères se fait de plus en plus sentir. Malheureusement, et malgré toutes les voix qui s’élèvent dans les médias, il semble que la politique de l’autruche coutinue de régner. Depuis quelque temps, des travaux d’aménagement et d’élargissement de l’autoroute de Beyrouth-Damas sont effectués sur le tronçon Fayadieh-Loueizeh. Le côté positif de la chose indique un éveil chez nos responsables qui ont enfin alloué un budget pour un projet très ancien et nécessaire (vu le nombre de véhicules qui empruntent cette voie). Mais comme tout projet étatique libanais, le timing de ces travaux tombe mal. Il convient de se féliciter de cette initiative, mais n’aurait-il pas mieux valu creuser, déranger, élargir et embouteiller (un tronçon de 100 mètres se fait en plus de 15 minutes) durant des vacances scolaires (à la fin du printemps ou au début de l’été) ? Il semble que nos responsables n’aient pas vraiment idée du nombre d’autocars, scolaires ou autres, qui, chaque matin, empruntent cette route, pressés d’arriver à l’heure, sans compter les «non-autocaristes» qui roulent à tombeau ouvert afin que leurs enfants n’écopent pas d’un billet de retard. Aurions-nous droit un jour à un miracle ? Fouad A. SALHA La Sûreté générale répond à Samir Farès Conformément au mot d’ordre de transparence et d’ouverture donné par son directeur général, la Sûreté a répondu à la lettre que lui avait envoyée, par le biais de notre journal, un lecteur désireux d’obtenir un visa pour son épouse roumaine. Dans notre page 5 du 18 février, nous avions publié la lettre de Samir Farès, sous le titre « Calvaire d’un couple». M. Farès, qui avait épousé une Roumaine rencontrée au Liban, écrivait qu’il ne comprenait pas pourquoi il ne parvenait pas à lui obtenir un visa après la fin de sa période de travail au Liban. Or, selon la Sûreté générale, M. Farès, qui en était à son troisième mariage, n’avait pas enregistré celui-ci devant les autorités civiles libanaises selon les règles en vigueur. D’autant qu’il avait changé de religion pour pouvoir contracter ce troisième mariage et, pour cette raison, celui-ci est considéré comme inexistant par les autorités religieuses et civiles. Dans ces circonstances, la Sûreté générale ne peut pas accorder de visa à la dame, qui n’est pas reconnue comme épouse légitime de M. Farès. À ce dernier donc de régulariser sa situation. L’Orient-Le Jour est très heureux d’avoir contribué à éclaircir les points obscurs dans son dossier. L’homme et le journal M. Émile Eddé, nommé Premier ministre en 1930, n’avait pas hésité à renvoyer un grand nombre de fonctionnaires du ministère de la Culture et à dissoudre le ministère de la Santé à la suite de deux articles, parus dans L’Orient en février 1930. Le premier sujet traité portait sur l’orphelinat de Tripoli qui abritait 50 pensionnaires, dont 45 avaient un père et une mère en bonne santé. Quant au second article, il avait trait à un pharmacien de Beyrouth qui distribuait gratuitement pour quatre mille francs par an des médicaments aux pauvres, alors qu’il avait un salaire annuel à la Santé dépasssant les 40 000 francs. Ce chef de gouvernement s’appuyait déjà sur L’Orient. Aujourd’hui, après plus de 75 ans de gloire, nous ne pouvons que saluer à notre tour cette même politique, suivie par notre Orient-Le Jour... Antoine SABBAGHA Adressez vos commentaires par fax (01/360390), par lettre (Rubrique Courrier des lecteurs, boîte postale 2488) ou par mail : redaction@lorientlejour.com

Chaque chose en son temps

Pourquoi donc ce mauvais timing dans l’exécution des grands travaux ? Nous avons droit ainsi à des percements de routes, des constructions de ponts, des poses de câbles à des heures de pointe (sortie de bureaux, d’écoles...) dans les grandes villes, et en pleine saison d’été dans les centres de villégiature. À croire qu’« ils » le font exprès.
Et puis le temps que tout cela prend : des semaines entières pour finir de rapiécer un tronçon de chaussée ou pour remplacer une conduite crevée.
Est-ce le résultat de toute cette lenteur, de cette désorganisation ? Toujours est-il qu’ils sont de plus en plus nombreux, les lecteurs, à se plaindre des embarras de la circulation automobile, mettant en cause, bien entendu, l’état des rues, mais surtout l’indiscipline du conducteur...