Rechercher
Rechercher

Actualités

EXPOSITION Peintures brésiliennes à l’ADG Nelson Dias-Lopes: Paris-Rio aller/retour... via Beyrouth? (Photo)

«La peinture c’est l’art du silence», affirme Nelson Dias-Lopes. C’est pourquoi cet artiste brésilien, parisien d’adoption, ne donne pas de titres à ses toiles. «Pour ne pas introduire les mots dans ce jardin secret, ce plaisir à s’exprimer dans le non-dit, qu’est pour moi l’acte de peindre, soutient-il. Mais aussi pour ne pas induire le spectateur dans une direction donnée, mais lui laisser l’entière liberté de son regard.» C’est donc sans titres, mais regroupées sous le thème «Paris-Rio aller/retour», qu’il présente, à l’ADG (l’Association de développement de Gemmayzé, escalier St-Nicolas, entrée rue Gouraud) et jusqu’au 11 février, une trentaine de ses toiles. Des œuvres de différents formats, mais qui toutes conjuguent, dans un enchevêtrement de motifs, d’éléments et de couleurs, le figuratif et l’abstrait. À l’acrylique, rehaussée de tracés en stick d’huile (pour les effets de matières), Nelson Dias-Lopes représente un univers métissé. Tant au niveau de la structure, que de la composition ou de la palette chromatique qu’il utilise. Et où les couleurs ocre, brun et gris dominent, comme un mixage symbolique de la terre de Rio, d’où il est natif, et du ciel de Paris, où il a élu domicile depuis une vingtaine d’années. Dans ses tableaux, la figure humaine côtoie indifféremment une forme cubique, un tracé géométrique, un motif végétal, une arabesque, un masque africain ou une surface abstraite... La peinture par le collage Et dans ce brassage de styles et d’influences (aussi diverses que celles de Picasso, Matisse, l’art africain ou les patchworks de Klimt), une constante, devenue la signature de ce peintre: les superpositions de plans. Un jeu de superpositions, traité tantôt en aplat, dans les collages et les peintures, tantôt en relief, dans une série de huit compositions sur bois et carton peints, à travers lesquelles l’artiste s’amuse à semer volontairement la confusion, le trouble dans le regard du spectateur, au moyen de formes décalées ou même parfois de trompe-l’œil. Ainsi, les figures, les paysages, les objets apparaissent ou s’effacent suivant l’angle du regard, la perception d’un détail, d’une ligne ou d’une tache... Ce «badinage» artistique n’est pas tant ludique que relevant d’une certaine philosophie. Celle de «la liberté, des portes grandes ouvertes qu’il faut laisser à l’art contemporain». Cet architecte, urbaniste de formation, peint depuis sa tendre enfance, mais il n’a commencé à exposer qu’assez tard, dans les années quatre-vingts, depuis qu’il s’est installé à Paris. «En fait, dit-il, je suis venu à la peinture progressivement, en m’appuyant beaucoup, à mes débuts, sur la technique du collage.» Laquelle technique est, en quelque sorte, toujours «virtuellement» présente dans ses œuvres. Fréquentation assidue des musées, des salles d’exposition et des artistes parisiens, puis initiation à la gravure à l’atelier d’arts plastiques de l’Université Paris VIII, au dessin à l’Académie de la grande Chaumière, à Paris, et licence en arts plastiques à la Sorbonne: ce n’est qu’une fois ce parcours académique accompli, que Nelson Dias-Lopes s’est enhardi à se lancer, à partir de 1988, dans le circuit des expositions en France. L’accrochage qu’il présente à l’ADG constitue sa première exposition à l’étranger. Elle aurait pu s’intituler : Paris-Rio via Beyrouth... Zéna ZALZAL
«La peinture c’est l’art du silence», affirme Nelson Dias-Lopes. C’est pourquoi cet artiste brésilien, parisien d’adoption, ne donne pas de titres à ses toiles. «Pour ne pas introduire les mots dans ce jardin secret, ce plaisir à s’exprimer dans le non-dit, qu’est pour moi l’acte de peindre, soutient-il. Mais aussi pour ne pas induire le spectateur dans une direction donnée, mais lui laisser l’entière liberté de son regard.»
C’est donc sans titres, mais regroupées sous le thème «Paris-Rio aller/retour», qu’il présente, à l’ADG (l’Association de développement de Gemmayzé, escalier St-Nicolas, entrée rue Gouraud) et jusqu’au 11 février, une trentaine de ses toiles.
Des œuvres de différents formats, mais qui toutes conjuguent, dans un enchevêtrement de motifs, d’éléments et de...