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Actualités - Opinion

Caméra rapprochée Mike Nichols, ou l’esprit ouvert

Petit extraterrestre dans le paysage cinématographique américain, Closer défraye en ce moment la chronique. La raison : le caractère assez osé du sujet du film et la manière dont il est traité. La presse en parle, azimutée, étonnée du langage plutôt cru et des thèmes abordés. Mais voilà, si Closer parle ouvertement de sexe, pas grand-chose n’est montré au bout du compte, car le réalisateur a préféré privilégier les mots à la nudité. C’est d’ailleurs tout à son honneur, car il est effectivement plus facile de filmer une Stone en jupe et sans petite culotte, qui croise les jambes, plutôt que d’offrir une conversation amusante et coquine autour d’un «chat». Bref beaucoup de bruit pour rien. Les enfants de l’oncle Sam ont peut-être été choqués de voir la jeune et innocente Natalie Portman dans ce genre de registre. Mais pas de panique, à part une petite tenue légère, l’actrice ne dévoile rien. Sa jolie image de Leia dans Star Wars ne sera pas salie ! Ce nouveau long-métrage du cinéaste et producteur marque encore une fois son goût pour l’éclectisme. S’il aborde cette fois les zones dangereuses des jeux amoureux, ses précédents films traitaient de sujets totalement différents. Après des débuts glorieux dans l’univers du théâtre, Nichols connut de nombreux succès cinématographiques. Nous retenons entre autres Who’s Afraid of Virginia Woolf (1966) et The Graduate (1967). Le cinéaste se retire néanmoins durant une période de huit ans loin du milieu du cinéma pour revenir en force avec d’autres succès, dont Silkwood, Working Girl et Primary Colors. À vous de juger son dernier et sulfureux long-métrage. D.D.

Petit extraterrestre dans le paysage cinématographique américain, Closer défraye en ce moment la chronique. La raison : le caractère assez osé du sujet du film et la manière dont il est traité. La presse en parle, azimutée, étonnée du langage plutôt cru et des thèmes abordés. Mais voilà, si Closer parle ouvertement de sexe, pas grand-chose n’est montré au bout du compte, car le réalisateur a préféré privilégier les mots à la nudité. C’est d’ailleurs tout à son honneur, car il est effectivement plus facile de filmer une Stone en jupe et sans petite culotte, qui croise les jambes, plutôt que d’offrir une conversation amusante et coquine autour d’un «chat». Bref beaucoup de bruit pour rien. Les enfants de l’oncle Sam ont peut-être été choqués de voir la jeune et innocente Natalie Portman dans ce...