Bruxelles doute de la viabilité des finances publiques dans 14 pays
La Commission européenne estime que la viabilité des finances publiques n’est pas assurée dans 14 des 25 pays de l’Union européenne, selon un projet de rapport annuel qu’elle doit adopter aujourd’hui.
Les 14 pays cités par la Commission sont la Belgique, Chypre, la République tchèque, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, la France, la Hongrie, l’Italie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Slovénie et la Slovaquie.
Aucun progrès significatif n’a été fait dans les dernières années sur la réduction de la dette publique, qui reste au-dessus de la valeur de référence de 60 % du PIB en 2004, aussi bien dans l’UE que dans la zone euro, selon Bruxelles.
Ce niveau élevé de dette est dû à la « faible priorité donnée dans plusieurs États membres à la consolidation budgétaire, ainsi qu’à la faible croissance économique » que la Commission estime à 2,5 % dans l’UE en 2004, et aux alentours de 2 % dans la zone euro.
France : le déficit s’est allégé
mais reste préoccupant
Le déficit de l’État s’est spectaculairement amélioré de 13 milliards d’euros entre 2003 et 2004, mais le gouvernement affiche néanmoins son inquiétude sur le déséquilibre persistant entre recettes et dépenses en accusant la gestion socialiste.
En annonçant une forte baisse du déficit 2004 à 43,9 milliards d’euros (contre 56,9 milliards en 2003), le ministre du Budget Jean-François Copé a créé la surprise.
Dans le budget initial 2004, le déficit était inscrit à 55,1 milliards, ramené à 49,3 milliards dans le collectif de novembre. M. Copé a dû ainsi se défendre devant la presse « d’avoir tiré les chiffres d’un chapeau » ou de créer « des coups de théâtre ». « C’est la plus forte réduction du déficit budgétaire jamais enregistrée », s’est félicité M. Copé.
La Chine en 2004 : la plus forte croissance économique en sept ans
Avec un taux de 9,5 % en 2004, la Chine a enregistré sa plus forte croissance économique en sept ans et prévoit la poursuite d’un développement rapide cette année tout en voulant éviter la surchauffe. Le PIB a atteint 1 650 milliards de dollars, a indiqué hier le Bureau national des statistiques (BNS).
En 2003, la croissance avait été de 9,3 %. Fidèle à son habitude, le gouvernement s’était fixé un objectif prudent de 7 % de hausse pour l’ensemble de 2004. Il faut remonter à 1996 pour trouver une croissance annuelle supérieure à 9,5 %. « Le taux de 2004 est très élevé. Et il n’y a aucun signe de ralentissement pour 2005 », a réagi Tim Condon, économiste chez ING Barings. « Cette économie est capable de croître à un rythme annuel de 8 à 10 % encore pendant des années », a ajouté l’expert de la banque néerlandaise.
Production automobile : Toyota, Honda et Nissan en hausse, Mitsubishi en baisse
La production mondiale des trois plus importants constructeurs automobiles japonais, Toyota Motor, Honda Motor et Nissan, s’est accrue en 2004, celle de Mistubishi Motors a en revanche fléchi, selon les données rendues publiques hier par ces quatre entreprises. Toyota Motor a enregistré une hausse de 10,6 % de sa production mondiale.
Le groupe Toyota dans son ensemble (comprenant le fabricant de minivéhicules Daihatsu et le constructeur de poids lourds Hino) a également connu une hausse de 10,6 % de sa production mondiale, faisant de Toyota le numéro deux mondial derrière le groupe américain General Motors. Quant à Nissan, il a enregistré en 2004 une hausse de 8 % de sa production mondiale. Mitsubishi Motors a en revanche accusé un recul de 10,6 % de sa production mondiale en 2004, entraîné par une chute de ses ventes au Japon sur la même période.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats