Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Téléphonie Mobile Perplexe, le marché attend Nokia au tournant

Investisseurs et industriels concernés par la téléphonie mobile seront à l’écoute demain du numéro un mondial Nokia qui, au-delà de ses propres résultats 2004 et perspectives, fait figure de baromètre pour un marché qui redoute l’essouflement. L’engouement planétaire pour les téléphones portables a suscité un tel boom dans cette industrie ultraconcurrentielle que le moindre ralentissement démultiplie les inquiétudes. Or le marché actuellement s’interroge sur les effets de la concurrence féroce entre fabricants sur leurs marges bénéficiaires. Ou encore sur la rapidité du passage aux appareils de la troisième génération. Il se demande si les ventes de portables ne vont pas souffrir de l’attrait chez les jeunes d’autres produits électroniques à la mode, comme les lecteurs de musique MP3. Selon les analystes, les ventes de portables du 1er trimestre 2005, tous fabricants confondus, seront nettement inférieures à celles du 4e trimestre 2004. Ce phénomène d’un début d’année plus lent se vérifie certes depuis plusieurs années. Pourtant, les trois premiers mois de 2004 avaient été presque aussi bons que les trois derniers de 2003. « Nous avons suffisamment de données qui suggèrent que ce ne sera pas le cas cette année. C’est un retour à la normale », a estimé Karri Rinta du groupe d’analystes basé à Helsinki de la banque nordique Nordea. Les opérateurs boursiers sont prudents. Le cours des actions du numéro un mondial finlandais est descendu sous les 11 euros. Les titres d’autres équipementiers majeurs, comme le suédois Ericsson ou l’américain Motorola, sont également à la baisse. L’Allemand Siemens cherche à céder sa division de téléphonie mobile. Dans ce contexte de perplexité, voire de morosité, Nokia devra apporter de bonnes nouvelles pour redonner le moral au marché, estiment les analystes. Il devrait confirmer sa prévision de croissance de 10 % du marché mondial cette année, que certains continuent à juger trop optimiste, et qui porterait les ventes à près de 700 millions d’appareils par rapport aux 630 ou 640 millions escomptés en 2004. La part de marché du Finlandais, qui avait spectaculairement baissé de 39 à 30 % au cours du premier semestre de l’an dernier, devrait être remontée à 33 %, ce qui signifie plus de 200 millions de terminaux vendus. Motorola vient en deuxième position avec un peu moins de 17 % de part de marché, devant le sud-coréen Samsung. Les suivants, Siemens, Sony-Ericsson (Japon/Suède), LG (Corée du Sud) et les autres sont sous les 8 %.
Investisseurs et industriels concernés par la téléphonie mobile seront à l’écoute demain du numéro un mondial Nokia qui, au-delà de ses propres résultats 2004 et perspectives, fait figure de baromètre pour un marché qui redoute l’essouflement.
L’engouement planétaire pour les téléphones portables a suscité un tel boom dans cette industrie ultraconcurrentielle que le moindre ralentissement démultiplie les inquiétudes.
Or le marché actuellement s’interroge sur les effets de la concurrence féroce entre fabricants sur leurs marges bénéficiaires. Ou encore sur la rapidité du passage aux appareils de la troisième génération.
Il se demande si les ventes de portables ne vont pas souffrir de l’attrait chez les jeunes d’autres produits électroniques à la mode, comme les lecteurs de musique MP3.
Selon les...