L’euro a éprouvé hier beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction précise sur les marchés des changes internationaux, fluctuant tantôt à la hausse et tantôt à la baisse face au dollar avant de retrouver ses derniers niveaux de la semaine dernière. Finalement, il s’est ressenti de la publication d’un sondage effectué par l’Association américaine des économistes d’entreprises (NABE) faisant état que la croissance devrait rester solide aux États-Unis au 1er semestre 2005, entre 3 et 4 %, avec de forts investissements du côté des entreprises. Ce sondage, publié à quelques jours de l’annonce vendredi prochain de la première estimation de croissance du PIB américain pour le 4e trimestre, est venu donc redonner plus d’actualité aux placements en dollar qui avait beaucoup souffert plus tôt dans la journée de la publication d’un autre rapport privilégiant l’euro. À cet égard, les investisseurs avaient été très sensibilisés dans la matinée par une étude menée par Central Banking Publications, une société spécialisée dans les informations sur les banques centrales, et publiée par le Financial Times Financial, faisant état que 70 % des gestionnaires de réserves de 65 banques centrales ont déclaré avoir augmenté leurs positions en euro aux dépens du dollar au cours des deux dernières années (voir par ailleurs). Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre d’Eurostat que l’indice des entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro a progressé de 1,7 % en novembre par rapport à octobre et de 12,2 % sur un an. Mais après la publication du sondage effectué par la NABE peu après l’annonce par la Bundesbank que le PIB allemand ne devrait avoir que peu progressé au 4e trimestre 2004 après une hausse très infime de 0,1 % au 3e trimestre, l’euro ne tardait pas à subir la pression de quelques ventes bénéficiaires le ramenant de 1,3101 $ jusqu’à 1,3035 $, avant d’achever la journée à New York sur un ton indécis à 1,3060 $ contre 1,3045 $ vendredi dernier.
Irrégularité des Bourses
La tendance de la Bourse US était partagée hier entre l’indécision de Wall Street et la baisse du Nasdaq dans des volumes d’échanges très moyens. De l’avis unanime des analystes, il est difficile de voir une orientation claire de la cote cette semaine avant les élections irakiennes, les prochaines réunions de l’Opep, du comité de politique monétaire de la Fed et du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) ainsi qu’avec la fin de la saison des résultats de sociétés. Pourtant, l’annonce par Kimberly-Clark de bénéfices supérieurs aux attentes et la confirmation par Wal-Mart d’une hausse de 2 à 4 % de ses ventes en janvier ont soutenu passagèrement le Dow Jones.
Les Bourses européennes étaient également mitigées. Elles ont été soutenues, d’un côté, par la hausse des pétrolières, des minières et de la distribution, mais déprimées, de l’autre, par les semi-conducteurs et les banques sous la conduite d’Infineon, qui a lancé un avertissement sur ses résultats, et d’HypoVereinsbank, qui a subi de grosses pertes.
À la Bourse de Beyrouth, les prises de bénéfices ont continué de peser sur Solidere dont les actions A sont retombées de 8,48 à 8,43 $ et celles de la catégorie B de 8,45 à 8,40 $.
Élie KAHWAGI
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