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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro sous pression après la balance US des capitaux

L’euro est repassé brièvement sous le seuil de 1,30 $ (à 1,2995 $) pour la première fois depuis près de deux mois hier sur les marchés des changes internationaux, alors que le billet vert profitait d’une hausse plus forte qu’attendu de l’excédent de la balance US des capitaux en novembre et des spéculations sur un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed. La monnaie unique s’est surtout ressentie de l’annonce par le Trésor US que les achats nets de titres aux États-Unis en novembre se sont établis à 81 mds $ contre 48,3 mds $ en octobre. Ces chiffres, dépassant de loin les attentes des économistes qui tablaient sur 62 mds $ d’achats d’actifs US, ont montré que l’énorme déficit des comptes courants US (164,70 mds $ au 3e trimestre 2004) pourrait être financé car il existe une forte demande étrangère pour les titres boursiers US, ce qui n’a pas tardé à se répercuter positivement sur le dollar. Cela d’autant que la baisse des achats nets d’actifs US en octobre était présentée comme la raison principale du brutal repli du billet vert. De plus, les propos tenus hier par le président de la banque de Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, selon lesquels la Fed va sans doute continuer de relever ses taux directeurs à « un rythme mesuré » dans un contexte de croissance durable et de création d’emplois pour maîtriser l’inflation, ont également contribué à relancer les spéculations à la hausse du dollar. Mais cette embellie s’est heurtée ensuite à l’annonce par la banque de Réserve de New York que son indice mesurant l’activité industrielle dans cette région (Empire State Index) a fléchi de 27,1 points en décembre à 20,1 points en janvier, ce qui a déçu un peu les marchés. En effet, les opérateurs se sont mis à réajuster leurs positions de change avec précaution en attendant la publication aujourd’hui des prix à la consommation aux États-Unis en décembre qui illustrent le plus les tendances inflationnistes de l’économie US qui gouvernent, entre autres, l’orientation de la politique monétaire de la Fed. Eu égard à toutes ces considérations, les pressions, qui s’étaient exercées sur l’euro dans la matinée, se sont un peu relâchées ensuite, lui permettant de se négocier finalement à New York à 1,3020 $ contre 1,3075 $ la veille à Londres, réduisant ses pertes à 0,42 %. Reprise technique de Wall Street La Bourse US s’est hissée dans le vert hier après une ouverture en baisse, les opérateurs jugeant que le marché était tombé trop bas à l’issue de deux semaines de déclin. Le ralentissement de la hausse des prix pétroliers a contribué à ce changement de cap ainsi que le net excédent de la balance US des capitaux en novembre. La publication de bons résultats trimestriels de la Bank of America et de 3M ainsi que l’attente des résultats d’autres sociétés (AMD, IBM, Yahoo !...) ont également soutenu la tendance. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart terminé en baisse, affectées par la hausse des prix pétroliers qui a pesé sur les sociétés d’aviation et le secteur industriel en général. Elles ont souffert aussi des incertitudes entourant les résultats du secteur de la haute technologie. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont reculé de 8,56 $ à 8,46 $ et de 8,49 $ à 8,32 $ respectivement sur des prises de bénéfices. Élie KAHWAGI

L’euro est repassé brièvement sous le seuil de 1,30 $ (à 1,2995 $) pour la première fois depuis près de deux mois hier sur les marchés des changes internationaux, alors que le billet vert profitait d’une hausse plus forte qu’attendu de l’excédent de la balance US des capitaux en novembre et des spéculations sur un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed. La monnaie unique s’est surtout ressentie de l’annonce par le Trésor US que les achats nets de titres aux États-Unis en novembre se sont établis à 81 mds $ contre 48,3 mds $ en octobre. Ces chiffres, dépassant de loin les attentes des économistes qui tablaient sur 62 mds $ d’achats d’actifs US, ont montré que l’énorme déficit des comptes courants US (164,70 mds $ au 3e trimestre 2004) pourrait être financé car il existe une forte...