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Changes et Bourses Les bonnes statistiques US ont pesé sur l’euro...

L’euro a poursuivi son repli face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce par la Fed que la production industrielle aux États-Unis a progressé de 0,8 % en décembre contre 0,2 % en novembre, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,5 % seulement. Ces chiffres, ainsi que l’augmentation du taux d’utilisation des capacités industrielles à 79,2 % contre 78,6 % pendant la même période, ont souligné que l’économie US connaît une croissance robuste qui pourrait inciter le comité de politique monétaire de la Fed à relever son principal taux directeur à plus de 2,25 % actuellement lors de sa réunion du 2 février. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre du département du Commerce que les stocks des entreprises US ont augmenté de 0,1 % en novembre contre 0,2 % en octobre à un rythme inférieur à l’augmentation des ventes des stocks de 0,4 % contre 1,2 %. De plus, le dollar a profité des propos tenus par le président de la banque de Réserve de Saint-Louis, William Poole, qui a indiqué que la mention « rythme mesuré » dans le cycle de relèvement des taux d’intérêt de la Fed devrait être retirée à terme. Ces propos ont aussitôt fait réagir les investisseurs, persuadés ainsi que le différentiel de taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro va continuer à s’élargir à la lumière de la tonalité très optimiste à ce sujet des minutes de la dernière réunion de la Fed du 14 décembre publiées la semaine dernière. Mais ce scénario favorable à la progression du billet vert ne tardait pas à se heurter hier au recul plus fort qu’attendu des prix US à la production qui éloigne le spectre d’une accélération de l’inflation aux États-Unis. Cet indicateur, qui a reculé en décembre de 0,7 % contre une hausse de 0,5 % en novembre, a souligné que la stratégie de relèvement graduel des taux d’intérêt par la Fed de 1 % au 15 juin 2004 à 2,25 % à la mi-décembre dernier a porté ses fruits et que les pressions des prix n’allaient plus devenir un risque évident à moyen terme. Cela étant, l’euro, qui avait reculé après les chiffres de la production industrielle US jusqu’à 1,3057 $, s’est un peu redressé après le recul des prix à la production aux États-Unis. Il est parvenu en effet à réduire ses pertes à New York en fin de journée de 1,2 % à 0,83 %, se négociant à 1,3105 $ contre 1,3215 $ la veille. ...et soutenu les Bourses La Bourse US était ancrée dans le vert hier, profitant d’un rebond technique amorcé par la publication de bonnes statistiques économiques dont la nette hausse de la production industrielle en l’absence de pressions inflationnistes. De ce fait, les mauvaises nouvelles en provenance de Boeing et surtout de General Motors, qui a indiqué tabler sur des bénéfices en baisse d’au moins 20 % en 2005 par rapport à 2004, sont passées comme inaperçues. Les Bourses européennes ont fini en hausse, profitant toujours de la baisse de l’euro et d’une meilleure orientation de Wall Street. En outre, l’annonce d’une hausse de 7,7 % des immatriculations de voitures neuves en décembre dans les pays d’Europe continentale a soutenu la tendance ainsi que la hausse de 0,5 % du chiffre d’affaires des grands magasins en France le mois dernier. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A et B de Solidere de 8,50 $ à 8,53 $ et de 8,30 $ à 8,42 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a poursuivi son repli face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce par la Fed que la production industrielle aux États-Unis a progressé de 0,8 % en décembre contre 0,2 % en novembre, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,5 % seulement. Ces chiffres, ainsi que l’augmentation du taux d’utilisation des capacités industrielles à 79,2 % contre 78,6 % pendant la même période, ont souligné que l’économie US connaît une croissance robuste qui pourrait inciter le comité de politique monétaire de la Fed à relever son principal taux directeur à plus de 2,25 % actuellement lors de sa réunion du 2 février. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre du département du Commerce que les stocks des entreprises US ont augmenté de 0,1 % en novembre...