Participation du prince al-Walid ben Talal dans les futurs projets d’Euro Disney
Euro Disney, financièrement affaiblie, a annoncé hier, avec un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 3 %, le lancement de trois nouvelles attractions sur la période 2006-2008, destinées à redonner un second souffle à des parcs qui tardaient à se renouveler.
André Lacroix, PDG d’Euro Disney, a déclaré que la société souhaitait faire du site un vrai « resort », un complexe de loisirs et hôtelier, visant notamment le marché des Européens qui « ont envie de venir mais ne l’ont pas encore fait ».
Euro Disney a prévu pour ces nouvelles attractions un investissement de 250 millions d’euros, subordonné à la réalisation d’une prochaine augmentation de capital.
Le prince saoudien al-Walid ben Talal, deuxième actionnaire le plus important de la société, « a l’intention de participer » à celle-ci « pour un montant total pouvant aller jusqu’à 25 millions d’euros ».
Le groupe a, par ailleurs, annoncé hier un chiffre d’affaires en hausse de 3 % à 268,9 millions d’euros pour la période octobre-décembre 2004, premier trimestre de l’exercice 2004-2005.
HSBC convoite la Korea
Exchange Bank
La banque britannique HSBC, qui a manqué sur le fil de mettre la main sur la Korea First Bank, au profit de sa concurrente Standard Chartered, lorgne désormais sur la Korea Exchange Bank, ont indiqué hier des analystes.
HSBC avait déjà raté la KorAm Bank au printemps dernier, achetée par le groupe américain Citigroup.
Standard Chartered a annoncé lundi l’acquisition de KFB pour 3,3 milliards de dollars, soit 30 % plus cher que le montant proposé par HSBC en décembre dernier.
La Korea Exchange Bank, cinquième banque de Corée du Sud, est contrôlée à 51 % par le fonds d’investissement américain Lone Star, qui pourra mettre en vente sa participation à partir du mois de novembre 2005.
HSBC possède huit agences en Corée du Sud, où elle a déjà investi un milliard de dollars.
Jason Yu, de Samsung Securities, estime que HSBC souhaite s’emparer d’une banque de détail sud-coréenne qu’elle détiendrait à 100 %. Or, après les acquisitions de Citigroup et Standard Chartered, il ne reste plus sur le marché que KEB.
Nouveau compromis
dans l’affaire Airbus/Boeing
L’Union européenne et les États-Unis sont tombés d’accord pour ne pas transmettre pour le moment à l’OMC le soin de régler leur différend sur les aides publiques à Airbus et Boeing, a annoncé hier à Strasbourg le commissaire européen pour le Commerce Peter Mandelson.
Bruxelles et Washington ont trouvé un compromis sur les termes de la négociation d’un nouvel accord, prévue pour durer trois mois et dont l’objectif sera « l’élimination de différents types de subvention ».
L’accord conclu annoncé hier « est le début d’un processus et non sa conclusion », précisé le communiqué publié simultanément par la Commission.
Il précise notamment que les deux parties s’abstiendront pendant la durée de la négociation d’accorder de nouvelles aides publiques à leurs industries aéronautiques respectives.
Cette remise à plat de l’accord bilatéral de 1992, qui encadrait ces soutiens publics à ce secteur, visera à le rendre conforme au code des subventions de l’OMC.
Les négociateurs devront notamment se mettre d’accord sur une liste précise permettant de clarifier « quelle forme de subvention doit être interdite, peut être applicable ou autorisée », précise le communiqué.
Une femme à la tête d’un
empire industriel russe
Une jeune femme de 38 ans originaire du Kazakhstan, Gouljan Moldajanova, prendra début février la direction de l’empire d’aluminium et d’automobile de l’oligarque russe Oleg Deripaska, a rapporté hier le quotidien économique russe Vedomosti.
Mme Moldajanova deviendra directrice de la compagnie Bazovy Element (Bazel) qui gère tous les actifs du groupe et dont elle est actuellement la numéro deux.
Elle sera la première femme en Russie à gérer un holding financier et industriel de telle taille. L’empire de Deripaska inclut une dizaine de compagnies productrices d’aluminium, plusieurs sociétés sibériennes d’électricité et de transformation de bois et le géant de l’industrie automobile GAZ. La valeur du groupe est évaluée à 12 milliards de dollars, selon Sergueï Souverov de la banque Gazprombank, cité par Vedomosti.
Moscou annonce
une inflation de 11,7 % en 2004
Les prix à la consommation en Russie ont gagné 11,7 % sur l’ensemble de l’année 2004, après une hausse de 1,1 % sur le seul mois de décembre, a annoncé hier le Service fédéral des statistiques, rapportant un chiffre moins bon que ce qu’espéraient les autorités russes.
Le gouvernement comptait contenir la hausse des prix à la consommation entre 8 % et 10 % en 2004 mais avait admis en fin d’année que l’objectif ne serait pas tenu, en raison notamment des hausses des prix des carburants, de la viande et des céréales. En 2003, l’inflation en Russie s’était établie à 12 %. En 2004, pour un taux global de +11,7 %, les prix des produits alimentaires ont gagné 12,3 % (+1,7 % en décembre) et ceux des biens non alimentaires ont augmenté de 7,4 % (+0,4 %). Les prix des services à la population (gaz, électricité, téléphone, santé, transports) ont pour leur part progressé de 17,7 % sur l’année (1 % en décembre).
Une année historique
pour Lufthansa
La compagnie aérienne allemande Lufthansa a connu l’an dernier la plus forte fréquentation de son histoire, avec un total de 50,9 millions de passagers transportés, soit une progression de 12 % sur un an, a-t-elle annoncé hier.
Le précédent record avait été établi en 2000, avec 47 millions de passagers transportés. La compagnie avait ensuite connu trois années particulièrement difficiles, avec notamment des baisses de fréquentation en 2001 et 2002, sur fond de craintes terroristes suite aux attentats du 11 septembre 2001, de conflit en Irak et d’épidémie de SRAS en Asie. Le taux d’occupation des sièges de Lufthansa, indicateur de rentabilité très suivi par les analystes, s’est amélioré en 2004 de 0,9 point, à 74 %. Ce qui signifie que la forte augmentation de capacités de la compagnie allemande (+13,4 %) a trouvé preneur.
Suppressions d’emplois
chez Nokia
Le premier producteur mondial de téléphones portables Nokia a annoncé hier des suppressions de postes en 2005 dans sa division multimédias, essentiellement en Allemagne et en Finlande, dans le but de réduire ses dépenses en recherche et développement.
Le nombre de départs et les postes concernés sur chaque site seront déterminés après négociation avec les représentants des personnels.
Jusqu’à 250 emplois pourraient disparaître en Finlande, a précisé un porte-parole du groupe.
Ces mesures de rationalisation « reflètent l’objectif récemment annoncé d’améliorer l’efficacité des activités de recherche et développement dans l’ensemble du groupe », a souligné Nokia dans un communiqué. L’équipementier finlandais entend ramener son budget R et D entre 9 et 10 % de son chiffre d’affaires net d’ici à la fin 2006, contre 12,8 % ou 3,76 milliards d’euros en 2003.
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