Rechercher
Rechercher

Actualités

Les lecteurs ont voix au chapitre

Rendez-vous dans vingt ans À l’équipe de L’Orient-Le Jour. À juste titre, soyez fiers de cette belle trinité : vérité, justice et liberté, qui vaut même que l’on meure pour elle (gloire à ceux qui sont tombés !). Je vous fête comme un trésor inestimable que l’on brandit au bout d’une plume. Dans vingt ans donc, avec le même espoir, et merci pour cet historique qui m’instruit, moi la Française. j’y serai, chose promise, bien à vous. Jacqueline PETMEZAKIS Patriotisme déplacé Nos politiciens ont, bien entendu, le droit d’avoir leurs propres opinions lorsqu’ils font l’éloge de nos si chers voisins. Mais n’y a-t-il pas de la présomption de leur part de s’arroger le droit de s’ériger en porte-parole de tous les Libanais, toutes tendances confondues ? Je pense à celui qui vient de comparer ce voisin à un frère siamois. À ces politiciens, j’aimerais bien dire la chose suivante : vous rendriez un bien grand service au pays si vous pliiez bagage et pratiquiez votre patriotisme déplacé en terre sœur. Vous feriez d’une pierre deux coups : vous rendriez service à beaucoup de Libanais et vous auriez la joie de vivre dans ce pays voisins que vous chérissez tant. Dr Karim S. REBEIZ L’exemple chinois La visite au Liban du ministre adjoint chinois des Affaires étrangères au Liban a démontré encore plus combien cet « État de droit » se paye de plus en plus la tête de ses citoyens. Lors de la visite de ce responsable à Baabda, et à l’issue de l’entretien avec le président, il a été question de suivre l’exemple du gouvernement chinois dans le domaine des droits de l’homme et la protection du citoyen. Petit détail qui a son importance : la mise de la Chine au ban des nations pour sa répression continue des droits de l’homme est bien connue de tous. Jamil J. NAÏM D’accord, pas d’exception... Dans votre édition du mercredi 5 janvier, un habitué de la rubrique des lecteurs se félicite de la décision du président de ne pas gracier M. Geagea et écrit, je cite : « Nous devrions apprendre à ne plus faire des exceptions, quelle que soit la valeur du bénéficiaire. » Je me trompe peut-être, mais c'est bien le même Roger Akl qui a défendu bec et ongles la reconduction du président Lahoud ? Qui a trouvé toutes sortes de raisons et d’arguments pour expliquer que cette reconduction n'avait absolument rien d'antidémocratique ? Je ne suis pas un sympathisant de l'opposition et encore moins un fan de M. Geagea, et pourtant je trouve un tel dogmatisme et une telle contradiction intolérables. Charbel NACOUZI Londres ... et l’autre exception? Je voudrais répondre à M. Roger Akl qui était content que Lahoud ne veuille pas faire d’« exception » pour le cas du Dr Geagea. C’est tout de même étonnant de la part de quelqu’un qui a applaudi l’exception donnée à ce même Lahoud pour qu’il soit reconduit à la présidence... Et pour finir, le président a le droit, selon la Constitution libanaise, d’amnistier une personne durant son mandat plutôt qu’un groupe entier. Donc, ce n’est même pas une exception ! Michel FATTAL Au nom du peuple De quel droit nos hommes politiques prétendent-ils s’exprimer en notre nom surtout lorsqu’il s’agit de relations avec un pays déterminé ? Cette question, un lecteur la pose en déniant à quiconque le droit de parler pour tous les Libanais dès lors qu’il s’agit de sujets déterminés, que ce soit les rapports avec la Syrie ou bien l’exemple de la Chine concernant les droits de l’homme. En réponse à un autre lecteur qui applaudissait, hier encore, au refus exprimé par le président de la République d’amnistier une personne – en l’occurrence, le Dr Samir Geagea – et ainsi de faire une exception, deux correspondants rappellent un autre précédent, il est vrai consenti à titre extraordinaire, celui de la reconduction du mandat du chef de l’État pour une durée de trois ans. Enfin, M. Antoine Sabbagha s’insurge contre le fait que dans cet immense chantier qu’est devenu le Liban, les scandales se multiplient dès lors qu’il s’agit de grands travaux. Et qu’il arrive de voir les intérêts du secteur public rejoindre par un bien étrange hasard ceux du secteur privé. Heureux temps, se rappelle-t-il, où une telle rencontre était inconcevable. Faudrait-il croire que ces temps sont tellement éloignés ? … Arrêtez les frais Je ne veux pas savoir qui est responsable de la catastrophique campagne pour le tourisme au Liban sur CNN et du gâchis d’argent qui font honte à tout Libanais de l’étranger même à ceux qui travaillent à CNN. Peut-on arrêter cette nullité une fois pour toutes ou bien sommes-nous liés par un contrat? J’espère que nous n’aurons pas besoin de la 1560, ou d’attendre l’application des 242, 336 et 1559 pour y arriver. Et que la nouvelle loi électorale n’a rien à voir avec cette campagne publicitaire. Mais de grâce, arrêtez cette parodie et trouvez le moyen non pas de sanctionner les responsables, ni même d’ouvrir des dossiers douteux sur les uns et les autres, mais juste de faire en sorte que ceux qui ont commis ce crime publicitaire à l’encontre du Liban ne s’approchent plus, ni de près ni de loin, de ce qu’on pourrait appeler tourisme au Liban. Est-ce trop demander pour la nouvelle année ? J. MOURACADEH Cent pour cent libanais Treize ans déjà, et le Liban demeure le chantier le plus vaste du monde, là où sévit aussi le plus grand lot de scandales. Comme l’exige la coutume, avant de percer une route, nos anges gardiens achetent à des prix dérisoires les terrains sujets à expropriation. Si l’intérêt du secteur privé peut enrichir les responsables du secteur public, c’est l’idéal. Ainsi une partie de l’autouroute à l’entrée nord de Beyrouth a été amputée au profit d’un grand marché. Et tant pis si vous êtes piegés, pris dans un embouteillage qui s’étend sur dix kilomètres. Le bouquet est cette bretelle reliant au-dessus de la voie publique à Sin el-Fil deux tours gigantesques défiant ainsi toutes les normes de sécurité et de droit international. Pourtant depuis trente ans, tout le pouvoir s’est mobilisé contre l’idée, qu’avait proposée un des grands hôtels, de relier par un tunnel souterrain son complexe à son annexe. Mais à l’époque, tout était cent pour cent libanais. Antoine SABBAGHA À qui la « fôte» ? Devant l’incompétence et le laxisme portant atteinte à autrui, il faut réagir, et vivement, dans certains cas. Voici donc ma mésaventure. Chez un jeune Libanais que j’aide en français – il faut dire que je le suis –, je tombe en arrêt sur la couverture d’un de ses dictionnaires intitulé Le guide linguistique arabe-français, qui dit : « 300 000 matières et termynologies-figures et illustrations explicativef ». Je le feuillette. Des figures ? point. des illustrations ? Que nenni. Mais des fautes ou erreurs en tout genre ? En veux-tu, en voilà ! Un vrai jeu de massacre. Mots sans accent, mots avec, alors qu’il n’en faut pas, fautes d’orthographe, «raivail» (c’est le mot réveil) – des mots en anglais – page 296 : caractère du « poeple » arabe – jusqu’à des mots inventés que je n’ai trouvés dans aucun Larousse ou Robert digne de ce nom, comme idolâtorie ou « vocféreri », ou encore « devenir éteint pour mourir ». Je téléphone à l’éditeur, le Centre culturel libanais à Hadath, où personne n’a pu me répondre en français ; alors pourquoi s’appeler ainsi ? Bref, rendez-vous est pris au Biel, au Salon du livre. Le jour dit, personne, sauf une secrétaire anglophone, bien embarrassée. Un autre rendez-vous est fixé sous huitaine. Même désagrément. Je me fâche. Je veux intervenir auprès d’éventuels acheteurs pour signaler le manque de sérieux de la maison. On me fait comprendre qu’on va avertir la sécurité parce que je suis un terroriste. J’abandonne. À la sortie, je rencontre une personne du ministère de la Culture, qui me dit qu’on ne peut rien faire sauf avertir les médias. C’est ce que je fais avec la plus grande joie pour dénoncer ce genre d’attitude. Jean-Paul FRANÇOIS Collège français Élite Adressez vos commentaires par fax (01/360390), par lettre (Rubrique Courrier des lecteurs, boîte postale 2488) ou par mail : redaction@lorientlejour.com
Rendez-vous dans vingt ans

À l’équipe de L’Orient-Le Jour. À juste titre, soyez fiers de cette belle trinité : vérité, justice et liberté, qui vaut même que l’on meure pour elle (gloire à ceux qui sont tombés !). Je vous fête comme un trésor inestimable que l’on brandit au bout d’une plume. Dans vingt ans donc, avec le même espoir, et merci pour cet historique qui m’instruit, moi la Française. j’y serai, chose promise, bien à vous.

Jacqueline PETMEZAKIS

Patriotisme déplacé

Nos politiciens ont, bien entendu, le droit d’avoir leurs propres opinions lorsqu’ils font l’éloge de nos si chers voisins. Mais n’y a-t-il pas de la présomption de leur part de s’arroger le droit de s’ériger en porte-parole de tous les Libanais, toutes tendances confondues ? Je pense à celui qui vient de...