La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a rétabli hier dans ses fonctions le président Roh Moo-hyun, destitué le 12 mars par le Parlement, mettant ainsi fin à une crise politique qui paralysait le pays depuis plus de deux mois. Cet arrêt était largement attendu étant donné la légèreté de l’infraction reprochée au chef de l’État (une déclaration publique en faveur de son parti) et son triomphe aux élections législatives du 15 avril.
La plus haute instance juridique du pays admet dans ses attendus que « le président a violé l’obligation de neutralité en exprimant explicitement son soutien à un parti politique », mais « il n’y a pas de raisons suffisamment graves pour destituer le président », a déclaré le président de la cour. La Cour constitutionnelle a de plus écarté les accusations d’« incompétence » et de « corruption » qui avaient été jointes dans la motion de destitution approuvée par le Parlement à une écrasante majorité. Cette décision avait été vue par les observateurs comme une tentative des conservateurs de pousser vers la sortie le président de centre-gauche. Mais cette manœuvre s’est retournée contre les conservateurs : la destitution a été très mal vécue au sein de l’opinion, et les politologues estiment qu’elle est en grande partie à l’origine de leur sévère défaite aux législatives.
« Nous respectons la décision et l’acceptons humblement », a déclaré un porte-parole du Grand Parti national (GNP), qui avait mené la fronde contre M. Roh. La décision de la cour vient clore deux mois de paralysie politique et la plus grave des nombreuses crises qu’a dû essuyer M. Roh, 57 ans, depuis son accession au pouvoir en février 2003. « Nous acceptons humblement l’arrêt », a déclaré de son côté le porte-parole de la présidence. Le milieu des affaires a applaudi la nouvelle, y voyant le retour d’une stabilité dont le pays a cruellement besoin au moment où il lutte pour consolider une fragile reprise. Le chef de l’État se retrouve conforté dans son pouvoir, d’autant plus qu’il dispose dorénavant d’un majorité au Parlement, ce qui devrait lui permettre de lancer son programme de réformes libérales, soulignent les politologues.
La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a rétabli hier dans ses fonctions le président Roh Moo-hyun, destitué le 12 mars par le Parlement, mettant ainsi fin à une crise politique qui paralysait le pays depuis plus de deux mois. Cet arrêt était largement attendu étant donné la légèreté de l’infraction reprochée au chef de l’État (une déclaration publique en faveur de son parti) et son triomphe aux élections législatives du 15 avril.
La plus haute instance juridique du pays admet dans ses attendus que « le président a violé l’obligation de neutralité en exprimant explicitement son soutien à un parti politique », mais « il n’y a pas de raisons suffisamment graves pour destituer le président », a déclaré le président de la cour. La Cour constitutionnelle a de plus écarté les accusations d’«...
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