Les trois saints que le Liban a donnés à l’Église catholique universelle ne sont pas les seuls. Aussi bien dans la communauté maronite que chez les grecs-catholiques et les latins, des causes en béatification sont introduites.
Mais quand on sait que les causes des saints Charbel et Nehmetallah Hardini, ainsi que de sainte Rafqa furent introduites en 1926, et que c’est seulement en 1977 que saint Charbel fut canonisé, on réalise que l’Église prend son temps et ne laisse rien au hasard.
S’il a fallu cinquante ans pour canoniser un moine de la sainteté de Charbel Makhlouf, il ne faut pas s’étonner que d’autres causes prennent du temps. Il y a même des formes de sainteté méconnues qui gagnent à être encouragées, notamment parmi les laïcs, jeunes et moins jeunes, célibataires ou mariés, dont la consécration officielle semble hélas hors de portée.
Pour l’heure, toutefois, les causes en béatification officiellement introduites sont celles du patriarche maronite Estephan Doueyhi (1630-1704), du frère Estephan Nehmé (1887-1938), moine du couvent de Kfifane, dont le corps demeure non corrompu, du père Jacques, de son vrai nom Yaacoub Haddad (1875-1954), prêtre capucin , fondateur de la congrégation des Sœurs de la Croix et infatigable créateur d’institutions sociales (qu’on songe au Christ-Roi et au Couvent de la Croix), et enfin du père Béchara Abou Mrad (1853-1930), un prêtre grec-catholique inhumé au couvent du Saint-Sauveur, près de Saïda, et dont la tradition populaire rapportait les prodiges bien avant sa mort. L’ouverture de la cause en béatification du père Jacques, la plus ancienne, remonte à 1961.
À cette liste, certains ajoutent celles des trois frères Massabki, morts en martyrs à Damas, au cours des massacres de 1860, tués aux pieds de l’autel dans l’église où ils s’étaient réfugiés. Les frères Massabki ont déjà été déclarés bienheureux par
l’Église catholique.
F.N.
Les trois saints que le Liban a donnés à l’Église catholique universelle ne sont pas les seuls. Aussi bien dans la communauté maronite que chez les grecs-catholiques et les latins, des causes en béatification sont introduites.
Mais quand on sait que les causes des saints Charbel et Nehmetallah Hardini, ainsi que de sainte Rafqa furent introduites en 1926, et que c’est seulement en 1977 que saint Charbel fut canonisé, on réalise que l’Église prend son temps et ne laisse rien au hasard.
S’il a fallu cinquante ans pour canoniser un moine de la sainteté de Charbel Makhlouf, il ne faut pas s’étonner que d’autres causes prennent du temps. Il y a même des formes de sainteté méconnues qui gagnent à être encouragées, notamment parmi les laïcs, jeunes et moins jeunes, célibataires ou mariés, dont la...
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