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Tennis L’exemplaire Roger Federer

Avec le Suisse Roger Federer, le tennis a trouvé un champion exemplaire dont la saison 2004, exceptionnelle à plus d’un titre, a forcé l’admiration générale. En témoigne notamment le fait que la BBC, prenant de vitesse toutes les autres distinctions, a reconnu dès la mi-décembre dans le double vainqueur de Wimbledon le « Sportif étranger de l’année ». « Vous n’êtes pas seulement un brillant athlète, mais également un type fantastique », s’est alors empressé de proclamer un admirateur sur son site Internet. « Une merveilleux exemple pour notre sport », a ajouté un autre. Tout était dit. Brillant, Federer le fut effectivement tout au long de la saison sans jamais se départir de son élégant esprit sportif ni de sa souriante disponibilité dans ses rapports avec les médias. Voici près de vingt ans qu’un joueur n’avait pas affiché une supériorité aussi écrasante sur tous ses rivaux. Alors que la concurrence est devenue infiniment plus âpre, il a remporté 18 victoires et n’a subi aucune défaite face à des adversaires classés parmi les dix meilleurs du monde. En s’imposant pour la deuxième fois au Masters de Houston (Texas), il a remporté consécutivement la treizième des finales auxquelles il a participé sur terre battue, sur gazon ou sur surface dure. Le Suédois Bjorn Borg et l’Américain John McEnroe n’avaient jamais fait mieux que douze auparavant. Trois sur quatre Vainqueur de trois des quatre tournois du grand chelem (Internationaux d’Australie, Wimbledon et US Open), il a enregistré 23 victoires de suite en match entre le 7 juin et le 23 août. Dont la première finale, chez lui, dans les montagnes suisses, immédiatement après Wimbledon. En 2003, son triomphe sur le gazon londonien lui avait valu de recevoir à Gstaad un cadeau un peu encombrant : Juliette, une vache de 800 kilos ! Cette fois-ci, on lui a offert l’une de ces typiques cornes musicales helvètes longues de 3,6 mètres. Ses compatriotes adorent ce grand garçon de 23 ans tout simple qui fait toujours très bien ce qu’on attend de lui. Ils le lui ont prouvé en lui confiant leur drapeau lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’Athènes. Ni les trompettes de la renommée ni la fréquentation des grands de ce monde, du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan à l’ancien président des États-Unis George Bush père, ne l’ont changé. De l’entraîneur suédois Peter Lundgren, dont il s’est séparé depuis plus d’un an, il a tu discrètement les travers. Tout ce qu’il a réussi en cette année magnifique, il l’a accompli techniquement seul. Le meilleur quant aux jeux de service gagnés en 74 matchs (92 %), aux points gagnés avec sa seconde balle de service (58 %) et à ceux obtenus en retournant la première de ses adversaires (35 %), il le fut également concernant les balles de break sauvées (73 %) et a totalisé 6 357 547 dollars de gains. Soit moins de 150 000 de moins que l’Américain Pete Sampras, dont le record date de 1997. Surtout, avec 1 117 points, il a terminé le championnat ATP de l’année avec 446 points d’avance sur son dauphin, l’Américain Andy Roddick. L’année précédente, Roddick ne l’avait devancé à la première place que de... 32 points.
Avec le Suisse Roger Federer, le tennis a trouvé un champion exemplaire dont la saison 2004, exceptionnelle à plus d’un titre, a forcé l’admiration générale.
En témoigne notamment le fait que la BBC, prenant de vitesse toutes les autres distinctions, a reconnu dès la mi-décembre dans le double vainqueur de Wimbledon le « Sportif étranger de l’année ».
« Vous n’êtes pas seulement un brillant athlète, mais également un type fantastique », s’est alors empressé de proclamer un admirateur sur son site Internet. « Une merveilleux exemple pour notre sport », a ajouté un autre.
Tout était dit. Brillant, Federer le fut effectivement tout au long de la saison sans jamais se départir de son élégant esprit sportif ni de sa souriante disponibilité dans ses rapports avec les médias.
Voici près de vingt ans...