Lyon, triple champion de France en titre quasi invincible, s’est mué en 2004 en incontestable capitale du football français mais cherche encore fortune sur une scène européenne où Monaco et Marseille, finalistes en C1 et C3, ont connu une saison faste.
Avec le parcours de toute beauté de Monaco en Ligue des champions et celui de l’OM en Coupe de l’UEFA, l’année 2004 aura donc été, aussi, l’année du grand retour des clubs français en Coupes d’Europe. Tendance confirmée par les récentes qualifications de Lyon et de Monaco, tous deux en leaders de leur groupe, pour les 8es de finale de l’édition 2004-05 de la C1.
Impensable au soir du 9 janvier, alors que l’OL venait de s’incliner sèchement 3-0 sur le terrain du leader Monaco, le triplé lyonnais a pris forme au fur et à mesure que fondait l’avance de dix points prise par les Monégasques au tournant des matchs aller-retour.
Après la désillusion du 9 janvier, le Lyon de Paul Le Guen, sécurisé par Coupet et dynamisé par Juninho, Elber et Luyindula (36 buts à eux trois sur la saison de L1), ne perdra plus à l’extérieur avant son sacre officieux au soir de sa dernière défaite en date, à Paris (0-1). Un PSG étonnant dauphin sans lendemain de l’ogre lyonnais et lauréat de la finale de Coupe de France aux dépens d’une non moins surprenante équipe de Ligue 2, Châteauroux (1-0). La Coupe de la Ligue est, elle, revenue à la brillante jeunesse de Sochaux.
Mémorable Monaco
À nouveau ouverte début août, pour le compte de la saison 2004-05, la chasse au Lyon, renforcé par un recrutement judicieux (Abidal, Cris, Frau, Wiltord), pourrait s’avérer tout aussi infructueuse, alors que seul le Lille de Claude Puel, deuxième à 3 points, parvient à rester dans la roue des Rhodaniens, champions d’automne invaincus.
Pour Lyon et son ambitieux président Jean-Michel Aulas, il reste toutefois à conquérir l’Europe et par là même le cœur des Français. Sans rival sur le sol national, le moment pourrait bien être venu pour l’OL, parmi les premiers clubs du continent à rejoindre les 8es de finale de la C1, de confirmer le retour en force de la France du football sur la scène européenne.
À ce titre, Lyon peut prendre exemple sur l’AS Monaco, auteur d’un fabuleux parcours lors de la dernière édition. S’il lui en coûta peut-être le titre de champion de France, ce parcours emmena l’ASM jusqu’en finale, la première d’un club français en C1 depuis le sacre de Marseille, en Allemagne déjà (Munich).
Avec, au passage, pour les Giuly, Rothen, Morientes ou Prso, un mémorable quart de finale retour face aux Galactiques du Real Madrid, le 6 avril, remporté 3-1 après une défaite 4 à 2 en Espagne.
Triste conclusion
La suite fut moins heureuse pour le club de la principauté. Après avoir terrassé le Chelsea de Desailly, Makelele et du milliardaire russe Roman Abramovitch (3-1, 2-2), la finale de Gelsenkirchen, le 26 mai, marquera la fin de l’aventure sur un score sec de 3-0 face au FC Porto de Deco, tombeur de Lyon en quarts.
Rassérénée un peu plus par le parcours de Marseille en UEFA, la France du football n’en connaîtra pas moins une double désillusion finale. En ouverture de Gelsenkirchen, l’OM avait en effet déjà trébuché sur la dernière marche, contre Valence CF, à Göteborg (2-0) le 19 mai.
Triste conclusion pour les Marseillais, reversés de C1 en C3 et tombeurs successivement de Liverpool (8es), l’Inter Milan (quarts) et Newcastle (demi-finales) dans le sillage d’un Didier Drogba étincelant au point d’être l’objet d’un transfert vers Chelsea que Christophe Bouchet ne put repousser à l’approche de l’été.
Pour le futur-ex président de Marseille, théâtre d’ombres et de lumières, ce transfert ne sera pas loin d’être le péché originel au sein d’un club qui aura vu défiler trois entraîneurs en un an, d’Alain Perrin à Philippe Troussier en passant par José Anigo.
Un club qui reste toujours l’unique lauréat de la C1. Mais que Lyon et Monaco rêvent plus que jamais d’imiter en ce début de l’année 2005.
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Avec le parcours de toute beauté de Monaco en Ligue des champions et celui de l’OM en Coupe de l’UEFA, l’année 2004 aura donc été, aussi, l’année du grand retour des clubs français en Coupes d’Europe. Tendance confirmée par les récentes qualifications de Lyon et de Monaco, tous deux en leaders de leur groupe, pour les 8es de finale de l’édition 2004-05 de la C1.
Impensable au soir du 9 janvier, alors que l’OL venait de s’incliner sèchement 3-0 sur le terrain du leader Monaco, le triplé lyonnais a pris forme au fur et à mesure que fondait l’avance de...