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Actualités - Chronologie

France : une croissance plus faible que prévu

L’année 2005 s’annonce moyenne pour l’économie française, avec une croissance qui pourrait être plus faible que prévu, et pour le pouvoir d’achat des Français, dans un contexte de chômage toujours élevé et de mise en place de réformes structurelles. Après un fort rebond entre la mi-2003 et la mi-2004, à un rythme proche de 3 % l’an, le ralentissement enregistré au troisième trimestre 2004 (+0,1 %) a donné un coup d’arrêt à la croissance française. Si le gouvernement continue de prévoir une croissance du produit intérieur brut de 2,5 % en 2005, la plupart des économistes parient désormais sur une hausse inférieure à 2 %. En matière de commerce extérieur, la France, dont les exportations sont plus orientées vers la zone euro que vers les pays à forte croissance (Asie, Europe de l’Est), perd des parts de marché, accumulant les déficits ces derniers mois. Selon les économistes de la banque HSBC-CCF, cette « absence de moteur externe », qui a un impact négatif sur la croissance, « risque de se reproduire en 2005 », mais dans une moindre ampleur car les importations ralentissent. En matière d’investissement, les entreprises, confrontées à la fois à la hausse de l’euro, qui renchérit les exportations, et à la baisse de la demande intérieure, « privilégient la maîtrise des coûts et la restauration de leur profitabilité », estiment ces économistes. « Dès lors, leur comportement en matière d’investissement et d’embauche est très prudent », notent-ils. De plus, les grandes entreprises ont de plus en plus tendance à redistribuer la majeure partie de leurs bénéfices, parfois considérables, à leurs actionnaires, plutôt que de les réinvestir, comme le notait en août le chef économiste d’Ixis CIB, Patrick Artus, déplorant ce « capitalisme sans projet ». Faute d’investissement et de demande, le chômage devrait rester à un niveau élevé en 2005, proche des 9,9 % actuels : l’Insee le prévoit à 9,7 % à la fin du premier semestre 2005, et les économistes privés autour de 9,6 % fin 2005. Enfin, la consommation des ménages, qui a rebondi en octobre après 3 mois de baisse, devrait augmenter modérément (+1,9 % en 2005, après +2,1 % en 2004), selon le consensus des économistes. Mais pour la relancer et la pérenniser, « il faut une progression plus solide des gains de pouvoir d’achat et un marché du travail qui crée de nouveaux des emplois. Or, pour l’instant, tout cela reste fragile », souligne Nicolas Claquin, économiste au CCF. De ce point de vue, l’année 2005 ne s’annonce guère faste pour le pouvoir d’achat des ménages. Selon l’Insee, le revenu réel (corrigé de l’inflation) des ménages augmentera de 0,5 % au premier semestre 2005, contre +1,2 % au second semestre 2004, en raison notamment de la réforme de l’assurance-maladie.
L’année 2005 s’annonce moyenne pour l’économie française, avec une croissance qui pourrait être plus faible que prévu, et pour le pouvoir d’achat des Français, dans un contexte de chômage toujours élevé et de mise en place de réformes structurelles.
Après un fort rebond entre la mi-2003 et la mi-2004, à un rythme proche de 3 % l’an, le ralentissement enregistré au troisième trimestre 2004 (+0,1 %) a donné un coup d’arrêt à la croissance française.
Si le gouvernement continue de prévoir une croissance du produit intérieur brut de 2,5 % en 2005, la plupart des économistes parient désormais sur une hausse inférieure à 2 %.
En matière de commerce extérieur, la France, dont les exportations sont plus orientées vers la zone euro que vers les pays à forte croissance (Asie, Europe de l’Est), perd des...