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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Nouveau record de l’euro

L’euro a atteint hier un nouveau record historique face au dollar sur les marchés des changes, dans des volumes relativement faibles entre Noël et le Jour de l’An qui est traditionnellement une période propice à la volatilité des devises. Le désastre provoqué par les raz-de-marée du week-end en Asie, qui a mis les monnaies de cette région à l’épreuve, n’a guère profité au dollar qui a continué de perdre du terrain face au yen. La tendance du billet vert, qui n’a pas réussi à faire office de valeur-refuge, est restée donc déterminée par l’ampleur des déficits courant et budgétaire des États-Unis qui nécessite que le dollar se déprécie face aux principales devises, notamment l’euro qui va devoir encaisser l’ajustement nécessaire des monnaies asiatiques après ce désastre. Cela d’autant que l’attitude des responsables économiques européens n’est pas unanime face à cette nouvelle envolée de la monnaie unique. À cet égard, les opérateurs ont fait état des propos attribués au ministre des Finances néerlandais, Gerrit Zalm, estimant que l’appréciation actuelle de l’euro par rapport au dollar évoluait toujours « dans des marges encore appréciables », alors que le ministre français de l’Économie et des Finances, Hervé Gaymard, considérait que la chute du dollar pouvait devenir « catastrophique sur le plan mondial ». De ce fait, plusieurs cambistes sont d’ores et déjà convaincus que le seuil de 1,40 $ pour un euro semble être désormais le seuil symbolique que le marché regarde pour attendre une intervention de la BCE. Dans cette perspective, le nouveau record battu hier par l’euro (à 1,3639 $) a été considéré comme un moyen de tester les intentions des autorités monétaires européennes. Cela étant, les opérateurs n’ont guère été sensibilisés par les informations rapportées hier par Die Welt et Bild-Zeitung, selon lesquels le nombre de chômeurs a encore augmenté en Allemagne de 173 000 personnes en décembre par rapport à novembre pour frôler le seuil de 5 mls contre 4,42 mls pendant la même période de 2003. Ils ont donc continué à se débarrasser du dollar au profit de l’euro qui s’est finalement négocié à New York en nouvelle hausse de 0,59 % à 1,3615 $ contre 1,3535 $ vendredi dernier à Londres. Les raz-de-marée ont pesé sur les Bourses La Bourse US est tombée dans le rouge hier, entraînée par la chute du marché obligataire et des prises de bénéfices après ses gains de la semaine dernière. Elle a ainsi ignoré la rechute du pétrole et la nouvelle dépréciation du dollar ainsi que l’annonce par Wal-Mart que les ventes qu’elle a réalisées dimanche au lendemain de Noël ont été supérieurs aux attentes. Les craintes liées à l’impact financier des raz-de-marée qui ont frappé l’Asie sur les valeurs du tourisme et des assurances semblent expliquer cet accès de faiblesse de la cote new-yorkaise. Il en est de même des Bourses européennes qui ont terminé en baisse, souffrant aussi du nouveau record de l’euro face au dollar fort préjudiciable pour les exportateurs du Vieux Continent. Les valeurs de l’automobile et d’autres produits ainsi que celles des assurances et du tourisme ont été les plus affectées. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont fait cavalier seul progressant de 8,09 $ à 8,11 $ dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI

L’euro a atteint hier un nouveau record historique face au dollar sur les marchés des changes, dans des volumes relativement faibles entre Noël et le Jour de l’An qui est traditionnellement une période propice à la volatilité des devises. Le désastre provoqué par les raz-de-marée du week-end en Asie, qui a mis les monnaies de cette région à l’épreuve, n’a guère profité au dollar qui a continué de perdre du terrain face au yen. La tendance du billet vert, qui n’a pas réussi à faire office de valeur-refuge, est restée donc déterminée par l’ampleur des déficits courant et budgétaire des États-Unis qui nécessite que le dollar se déprécie face aux principales devises, notamment l’euro qui va devoir encaisser l’ajustement nécessaire des monnaies asiatiques après ce désastre. Cela d’autant que...