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Un peu plus de... La nouvelle chanson française

Si aujourd’hui en feuilletant un magazine français, vous tombez sur l’abréviation « NCF », n’allez pas la confondre avec sa précédente signification : nouvelle cuisine française (à moins que vous ne soyez plongé dans un journal de gastronomie ou dans un Gault et Millaut). Depuis quelques années, lorsque l’on parle de NCF en musique et en France, on désigne la nouvelle chanson française. De quoi s’agit-il ? À l’heure où un nombre incalculable de genres musicaux voient le jour, la jeune (et maintenant moins jeune) génération de chanteurs et artistes français a elle aussi été labellisée. La nouvelle chanson française regroupe donc cette nouvelle tendance qui signe un retour aux chansons à texte et aux mélodies plus épurées. En gros, se retrouvent sous cette enseigne tout ce qui n’est pas commercial, staracademysé, télévisé et autres produits formatés lancés par les directeurs commerciaux des maisons de disque. Parce que dorénavant, à la place des directeurs artistiques, ceux qui choisissent les «stars de demain» sont de véritables chefs de produits à la merci des majors. Heureusement qu’en parallèle à ce phénomène terrible, la France nous offre donc une NCF de talent, en permettant à des artistes comme Cali, Raphaël, Vincent Delerm, Carla Bruni ou chez les plus vieux, Dominique A, Thomas Fersen, M, Keren Ann, Benjamin Biolay et consorts, de faire des disques. Il n’y a plus désormais de catégorie «chanson française» mais plusieurs sous-catégories, à l’instar de ce qui se passe dans le rock ou la musique électronique par exemple. Nul besoin de vous rappeler le nombre de nuances qu’il existe pour ce qu’on appelle communément la techno. Nous avons donc les produits formatés (Star Academy, Tragédie, Jenifer, Lorie, Eve Angeli etc), les grands et bons vendeurs (plus commerciaux, selon les majors) : Johnny, Obispo, Goldman, Céline Dion, Florent Pagny, Bruel ou Aznavour, quelques autres plus « nouveaux » et à classer bientôt dans la même catégorie que la précédente: Calogéro, De Palmas, Isabelle Boulay et compagnie; quelques-uns qui essayent de se démarquer malgré quelques «obligations télévisées» dont Véronique Sanson, Alain Souchon, Maurane, Laurent Voulzy ou Zazie, quelques irréductibles gaulois, comme Brigitte Fontaine, Juliette, Jacques Higelin ou Alain Bashung et enfin les jeunes de la NCF qui concourent face aux jeunes formatés du début de la liste précitée. Vous ne suivez plus vraiment ? C’est normal, c’est un peu compliqué. Toujours est-il que la chanson française est aujourd’hui dans un véritable dilemme. Un dilemme qui ne date pas vraiment d’hier et qui démontre une fois de plus la belle particularité de la France, à mi-chemin entre la mondialisation des styles et le formatage, et sa fameuse « exception culturelle ». Il ne reste plus au public que savoir faire un tri et surtout aux plus âgés de montrer le bon chemin aux plus jeunes… voire aux plus petits.


Si aujourd’hui en feuilletant un magazine français, vous tombez sur l’abréviation « NCF », n’allez pas la confondre avec sa précédente signification : nouvelle cuisine française (à moins que vous ne soyez plongé dans un journal de gastronomie ou dans un Gault et Millaut). Depuis quelques années, lorsque l’on parle de NCF en musique et en France, on désigne la nouvelle chanson française. De quoi s’agit-il ? À l’heure où un nombre incalculable de genres musicaux voient le jour, la jeune (et maintenant moins jeune) génération de chanteurs et artistes français a elle aussi été labellisée. La nouvelle chanson française regroupe donc cette nouvelle tendance qui signe un retour aux chansons à texte et aux mélodies plus épurées. En gros, se retrouvent sous cette enseigne tout ce qui n’est pas...