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Actualités - Chronologie

Voile - Vendée Globe La tête dans les icebergs

Les icebergs ont envahi le paysage des leaders Jean Le Cam (Bonduelle) et Vincent Riou (PRB) hier, au 46e jour du Vendée Globe, tour du monde à la voile en monocoque en solitaire, sans escale et sans assistance. Alors que les deux meneurs, séparés à 16h00 (heure française) par 47,7 milles, s’apprêtent à franchir l’antéméridien, la ligne imaginaire (180° Est et 180° Ouest) entre les deux pôles qui marque le changement de date, les mastodontes glacés ont refroidi l’ambiance. « Je vais être debout sur le pont toute la nuit. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y en a plein partout. Les bonnes nouvelles, c’est que mon radar semble les détecter et que la visibilité est relativement bonne », a expliqué Le Cam, qui avait pourtant agréablement débuté sa journée en voyant une baleine. « Le problème, c’est que tu ne peux aller ni à droite ni à gauche. À gauche, j’ai eu un défilé tout à l’heure et maintenant j’en ai un à 4 milles sous le vent. J’ai eu un gros iceberg tabulaire qui faisait au moins un quart de l’île de Groix avec deux petits autour », a-t-il encore raconté au moment où il traversait la zone. Informé par son adversaire, Vincent Riou a lui aussi repéré deux icebergs sur son radar. Entre la quinzaine signalée par les services néo-zélandais lundi et ceux rencontrés par les deux leaders, cela fait au moins une trentaine d’icebergs étalés sur une zone de près de 300 milles, le long d’un axe nord-sud. Champ de mines « Mon radar fonctionne en permanence depuis maintenant trois jours et je vais passer la nuit dehors. L’avantage, c’est que l’on sort de trois jours de près et que cela a laissé pas mal de temps pour dormir. Là, une nuit blanche ne me pose aucun problème. Il va falloir essayer d’être vigilant », a lâché Riou, qui avait choisi une route plus nord que Le Cam pour éviter ces rencontres inopportunes. Peut-être plus inquiétants encore que les icebergs pour les concurrents sont les growlers, ces plaques de glace de moindre taille qui flottent au ras de l’eau, alors que les prévisionnistes semblent incapables de donner la taille de ce « champ de mines » ni la durée qu’il faudra aux navigateurs pour le traverser. Toujours à bonne distance du duo de tête, à environ 330 milles, le chassé-croisé entre Mike Golding et Sébastien Josse se poursuivait mercredi après-midi, avec un avantage pour le Britannique qui possédait 20 milles d’avance sur Josse. Plus loin, Patrice Carpentier (VM Matériaux) a perdu tout espoir de faire un résultat sur cette course en cassant sa bôme mardi, alors qu’il se trouvait en neuvième position. Sans possibilité de réparer directement, Carpentier va devoir trouver une solution « artisanale » pour poursuive sa route et continuer à figurer parmi les seize navigateurs encore en course.
Les icebergs ont envahi le paysage des leaders Jean Le Cam (Bonduelle) et Vincent Riou (PRB) hier, au 46e jour du Vendée Globe, tour du monde à la voile en monocoque en solitaire, sans escale et sans assistance.
Alors que les deux meneurs, séparés à 16h00 (heure française) par 47,7 milles, s’apprêtent à franchir l’antéméridien, la ligne imaginaire (180° Est et 180° Ouest) entre les deux pôles qui marque le changement de date, les mastodontes glacés ont refroidi l’ambiance.
« Je vais être debout sur le pont toute la nuit. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y en a plein partout. Les bonnes nouvelles, c’est que mon radar semble les détecter et que la visibilité est relativement bonne », a expliqué Le Cam, qui avait pourtant agréablement débuté sa journée en voyant une baleine.
« Le problème, c’est...