Encouragé par sa situation en matière sécuritaire et par ses revenus les plus importants depuis trois décennies, l’émirat du Koweït, l’un des principaux producteurs de pétrole, s’est lancé dans une série de grands projets dans lesquels il a investi des dizaines de milliards de dollars.
De hauts responsables pétroliers parlent de plans visant à dépenser jusqu’à 40 milliards de dollars au cours des 15 prochaines années pour moderniser l’industrie pétrolière, la veine jugulaire de l’industrie de l’émirat, qui assure 90 % des revenus publics.
Un grand nombre de projets civils géants, estimés à des milliards de dollars, sont en cours de réalisation, dont la construction d’un port pour conteneurs d’un coût estimé à 1,2 milliard de dollars, pour répondre à une forte demande de transport par conteneurs, attendue du voisin irakien.
La chute du régime de Saddam Hussein, conjuguée avec les indicateurs économiques les plus optimistes dont jouit le Koweït depuis le premier boom pétrolier des années 1970, ont permis à l’émirat de dégager un excédent de quelque 21,5 milliards de dollars, en cinq années fiscales consécutives depuis 1999/2000.
L’émirat s’attend à engranger le plus haut revenu en 30 ans pour l’année fiscale en cours qui se termine le 31 mars 2005, des rapports économiques prévoyant un excédent de plus de 10 milliards de dollars.
Le Koweït semble avoir réussi à reconstituer ses investissements à l’étranger – le Fonds de réserves pour les générations futures (FRGF, destiné à garantir le bien-être des Koweïtiens lorsque les réserves pétrolières seront épuisées) – qui avaient été drastiquement réduits par les retraits nécessaires au financement de la guerre du Golfe (1991) puis à la reconstruction.
Le FRGF a retrouvé les niveaux de préinvasion, soit autour de 100 milliards de dollars.
L’émirat compte mettre en œuvre également de nombreux projets destinés à porter sa capacité de production à 4 millions de barils/jour (mbj) à l’horizon 2020, contre 2,5 mbj actuellement. Le Koweït compte construire une autoroute de 25 km, reliant Subbiya dans le nord à la capitale, dont le coût est estimé à 1,5 milliard de dollars.
Le gouvernement envisage aussi de développer l’île de Faïlaka, située à 20 km au nord-est de la capitale, pour en faire une destination touristique, en y allouant un budget de 2 milliards de dollars.
Le Koweït, dont la population est estimée à 2,6 millions d’habitants, envisage aussi de développer le secteur du transport.
À part le port pour conteneurs, une voie ferroviaire locale, faisant partie d’un réseau ferroviaire pour les six monarchies du Golfe, ainsi qu’un métro souterrain sont également à l’étude.
Le coût des deux projets est estimé à deux milliards de dollars.
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