Dans les heures qui ont suivi l’annonce de sa victoire, José Luis Rodriguez Zapatero s’est entretenu par téléphone avec le chef du gouvernement de la communauté autonome basque, rétablissant de fait des relations entre le gouvernement central et le Pays basque gelées depuis 2001 par l’Administration Aznar. Le chef de file du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a en outre indiqué qu’il mènerait une politique plus tolérante à l’égard des aspirations nationalistes des régions autonomes d’Espagne. Le président du gouvernement sortant, José Maria Aznar, dont le Parti populaire a été renvoyé dans l’opposition, s’était fait pour sa part l’avocat d’une ligne dure, avec succès pour ce qui est de la limitation des capacités des séparatistes basques d’ETA. Mais la réduction ces dernières années du nombre de victimes attribuées aux séparatistes basques a été obtenue au prix d’une montée potentiellement dangereuse du sentiment nationaliste.
De son côté, le parti Batasuna, considéré comme la vitrine légale d’ETA et interdit en mars 2003 par la Cour suprême espagnole, a espéré que les nouvelles autorités centrales s’inspireraient de l’exemple nord-irlandais et de l’ouverture de négociations entre le gouvernement britannique de Tony Blair et le Sinn Féin, branche politique de l’Armée républicaine irlandaise. « En Pays basque comme dans le monde, la solution, c’est le dialogue », proclamait une banderole déployée lundi devant la mairie de Bayonne, en France, où une centaine de personnes s’étaient rassemblées à l’appel de Batasuna.
Dans les heures qui ont suivi l’annonce de sa victoire, José Luis Rodriguez Zapatero s’est entretenu par téléphone avec le chef du gouvernement de la communauté autonome basque, rétablissant de fait des relations entre le gouvernement central et le Pays basque gelées depuis 2001 par l’Administration Aznar. Le chef de file du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a en outre indiqué qu’il mènerait une politique plus tolérante à l’égard des aspirations nationalistes des régions autonomes d’Espagne. Le président du gouvernement sortant, José Maria Aznar, dont le Parti populaire a été renvoyé dans l’opposition, s’était fait pour sa part l’avocat d’une ligne dure, avec succès pour ce qui est de la limitation des capacités des séparatistes basques d’ETA. Mais la réduction ces dernières années du...
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