Grogne croissante contre Rumsfeld dans son propre camp
le 18 décembre 2004 à 00h00
Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, auquel le président George W. Bush a récemment renouvelé sa confiance, fait l’objet de critiques de plus en plus vives, dont beaucoup issues de son propre camp politique. Plusieurs ténors du Parti républicain se sont succédé ces derniers jours pour attaquer le bilan de ce rare rescapé du remaniement gouvernemental mis en chantier depuis la réélection de M. Bush, le 2 novembre. Les propos de M. Rumsfeld, lors d’une rencontre la semaine dernière au Koweït avec des soldats américains, semblent avoir mis le feu aux poudres. Alors qu’un soldat l’interpellait sur la vétusté du matériel militaire en Irak et le manque de véhicules blindés, il avait répondu : « On va à la guerre avec l’armée dont on dispose, pas avec celle qu’on souhaitait avoir. » La Maison-Blanche a volé au secours de son ministre. « Le président pense que le secrétaire Rumsfeld fait un excellent travail et c’est pour cela qu’il lui a demandé de continuer à servir en ces temps de guerre », a déclaré hier le porte-parole de la présidence, Scott McClellan. Interrogé sur la perception par M. Bush des critiques adressées par des républicains influents, il s’est contenté de répondre : « Nous suivons les actualités comme vous. » Le sénateur républicain Trent Lott, sans réclamer sa démission immédiate, a souhaité son départ au cours de l’année prochaine.
Dans une chronique publiée par le Washington Post, William Kristol, figure-clé de la mouvance néoconservatrice qui a milité pour la guerre en Irak, a appelé sans détour à la démission de M. Rumsfeld, dénonçant son « arrogance à couper le souffle ».
Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, auquel le président George W. Bush a récemment renouvelé sa confiance, fait l’objet de critiques de plus en plus vives, dont beaucoup issues de son propre camp politique. Plusieurs ténors du Parti républicain se sont succédé ces derniers jours pour attaquer le bilan de ce rare rescapé du remaniement gouvernemental mis en chantier depuis la réélection de M. Bush, le 2 novembre. Les propos de M. Rumsfeld, lors d’une rencontre la semaine dernière au Koweït avec des soldats américains, semblent avoir mis le feu aux poudres. Alors qu’un soldat l’interpellait sur la vétusté du matériel militaire en Irak et le manque de véhicules blindés, il avait répondu : « On va à la guerre avec l’armée dont on dispose, pas avec celle qu’on souhaitait avoir. » La...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.