Zone euro : l’inflation annuelle ralentit à 2,2 % en novembre
L’inflation annuelle dans la zone euro a décéléré en novembre à 2,2 %, contre 2,4 % le mois précédent, grâce à un reflux des prix du pétrole et à l’envolée de l’euro, selon les données publiées hier par l’Office européen des statistiques Eurostat qui confirme ainsi sa première estimation du 30 novembre. Le ralentissement de l’inflation est lié en particulier à une baisse des prix de l’énergie de 1,2% sur le mois dans la zone euro. Cette baisse s’explique par un reflux des prix pétroliers en novembre par rapport aux records atteints en octobre et à l’appréciation de l’euro, qui allège la facture pétrolière alors que l’or noir est libellé en dollar sur les marchés mondiaux.Les taux les plus bas ont été observés en Finlande (0,2 %), au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Parmi les grands pays de la zone euro, l’inflation annuelle a été plus forte en France à 2,2 %, contre 2 % en Allemagne et en Italie, selon Eurostat.
DaimlerChrysler va investir
38 milliards d’euros d’ici à 2007
Le groupe automobile germano-américain a fixé le montant de ses investissements à près de 38 milliards d’euros sur la période début 2004-fin 2006, explique son patron Juergen Schrempp dans un entretien publié hier par le journal interne de l’entreprise. « Pour réaliser nos programmes, nous allons investir dans de nouveaux produits, la modernisation de nos sites de production et le développement de nouvelles technologies », explique M. Schrempp. À titre de comparaison, le premier constructeur européen, l’allemand Volkswagen prévoit des investissements de 16,3 milliards d’euros sur la période 2005-2006. DaimlerChrysler a par ailleurs réaffirmé qu’il n’a pas l’intention de vendre sa filiale en difficultés Smart : « La marque va garder sa place centrale chez nous », souligne M. Schrempp, même si elle doit à tout prix améliorer ses performances, principalement au niveau commercial.
Après Nissan, Suzuki Motor
réduit sa production, faute d’acier
Le premier constructeur japonais de mini-véhicules, Suzuki Motor, a annoncé hier qu’il allait réduire de 20 000 unités d’ici à mars 2005 sa production automobile en raison d’une pénurie d’acier, sollicitant le groupe sidérurgique sud-coréen Posco pour un approvisionnement d’urgence. En raison d’une forte demande au Japon et à l’étranger, Suzuki avait prévu de fabriquer quelque 530 000 mini-véhicules au Japon sur les six mois achevés fin mars 2005.
Mais dans un contexte de marché difficile, Suzuki a décidé de réduire sa production semestrielle à 510 000 mini-véhicules et a demandé au groupe sud-coréen Posco – le 5e producteur mondial d’acier – de lui fournir de l’acier supplémentaire pour sa production automobile au Japon.
« Nous n’avions jamais connu de situation semblable, a souligné le porte-parole de Suzuki. C’est particulièrement dur parce que la pénurie d’acier nous a frappés au moment où nos ventes automobiles étaient très fortes au Japon ainsi qu’à l’étranger », a-t-il ajouté. Posco approvisionne déjà une usine de Suzuki implantée en Hongrie. Début décembre, le deuxième constructeur automobile japonais Nissan a lui aussi indiqué qu’il pourrait subir, en mars, une nouvelle baisse de production de 15 000 véhicules au Japon en cas de pénurie d’acier. Une semaine auparavant, Nissan avait déjà annoncé l’interruption, pendant cinq jours au total (fin novembre-début décembre), des chaînes de trois de ses quatre usines au Japon en raison de problème d’approvisionnement en acier, pour la première fois de son histoire.
C’est la Chine, en pleine expansion économique, qui tire la demande d’acier. Elle a absorbé à elle seule en 2003 plus de 25 % de la consommation mondiale de ce métal qui devrait dépasser en 2004 la barre du milliard de tonnes.
Son énorme demande d’acier fait aussi grimper les prix depuis le début de l’année 2004, et la plupart des analystes estiment que le mouvement se poursuivra pendant le premier semestre 2005.
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