L’euro s’est fortement replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la publication de chiffres US meilleurs que prévu, incitant les investisseurs à se repositionner sur le billet vert. La monnaie unique s’est rapidement éloignée de son record absolu de 1,3469 $ établi au début de la semaine dernière, fléchissant de 1,3443 $ hier jusqu’à 1,32 $ après l’annonce que les États-Unis ont accusé un déficit de 164,7 mds $ de leurs comptes courants au 3e trimestre, au lieu de 171,4 mds $ comme attendu, contre 164,4 mds $ au 2e trimestre (voir par ailleurs). La dégradation de ce déficit, qui n’a pas été aussi importante que ce que redoutaient les investisseurs, n’a pas pu avoir le moindre impact négatif sur le dollar mais, au contraire, elle a incité les opérateurs à prendre leurs gains sur les autres grandes monnaies, notamment l’euro. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont reculé de 43 000 la semaine dernière pour tomber à 317 000, enregistrant leur plus forte baisse depuis décembre 2001. Ils ont été ensuite davantage rassurés par l’annonce de la banque de Réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans sa région a bondi à 29,6 points en décembre contre 20,7 points en novembre. Il en est de même de la promesse tenue hier par le président George W. Bush devant un sommet économique organisé par la Maison-Blanche de présenter un « budget serré » pour 2005, tout en continuant à faire croître l’économie US « grâce à une politique fiscale raisonnable ». Cela étant, les investisseurs ont ignoré la forte chute de 13,1 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en novembre après une hausse de 6,4 % en octobre, malgré l’importance du secteur de la construction dans l’économie. Ils ont ainsi continué à se débarrasser de l’euro au profit du billet vert, le faisant négocier finalement à New York à 1,3245 $ contre 1,3395 $ la veille, en baisse de 1,12 %.
Irrégularité de Wall Street et fermeté des européennes
La tendance de la Bourse US était incertaine hier, une série d’importantes fusions-acquisitions (Johnson & Johnson et Guidant, Symantec et Veritas Software, United Technologies et Kidde...) ayant contrebalancé des nouvelles macroéconomiques mitigées et des résultats décevants chez Goldman Sachs. Le Dow Jones et le Nasdaq ont ainsi oscillé toute la journée entre le positif et le négatif jusqu’à la clôture. L’expiration aujourd’hui de contrats sur options et indices a été considérée aussi comme l’autre principale cause de cette irrégularité de la cote.
Quant aux Bourses européennes, elles ont fini dans le vert, soutenues par la hausse du dollar et la détente des prix pétroliers. Elles ont trouvé appui aussi dans le secteur de la distribution après que Lehman Brothers eut tenté de ramasser 10 % du capital des Galeries Lafayette pour le compte d’un client. Il en est de même des commentaires positifs de Citigroup sur GlaxoSmithKline par rapport aux pharmaceutiques.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 8,13 $ à 8,05 $ et la stabilité des actions B à 8,10 $.
Élie KAHWAGI
L’euro s’est fortement replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la publication de chiffres US meilleurs que prévu, incitant les investisseurs à se repositionner sur le billet vert. La monnaie unique s’est rapidement éloignée de son record absolu de 1,3469 $ établi au début de la semaine dernière, fléchissant de 1,3443 $ hier jusqu’à 1,32 $ après l’annonce que les États-Unis ont accusé un déficit de 164,7 mds $ de leurs comptes courants au 3e trimestre, au lieu de 171,4 mds $ comme attendu, contre 164,4 mds $ au 2e trimestre (voir par ailleurs). La dégradation de ce déficit, qui n’a pas été aussi importante que ce que redoutaient les investisseurs, n’a pas pu avoir le moindre impact négatif sur le dollar mais, au contraire, elle a incité les opérateurs à prendre...
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