Géorgie
Tbilissi et Batoumi se dirigent
vers une confrontation
le 16 mars 2004 à 00h00
Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a pris hier les premières mesures radicales – sans recourir à la force – pour rétablir l’autorité de Tbilissi sur la république autonome d’Adjarie, actuellement quasi indépendante sous la houlette de son leader Aslan Abachidze. Ce dernier, un autocrate prorusse, a rejeté les exigences présentées par Tbilissi sous forme d’un ultimatum assorti de la menace d’un blocus économique.
Le trafic routier, ferroviaire et aérien à destination et en provenance de l’Adjarie a été bloqué hier, a annoncé le ministre géorgien de l’Intérieur, Gueorgui Baramidze.
Le gouvernement géorgien, qui s’est réuni sous la présidence de M. Saakachvili à Poti, un port sur la mer Noire, devait commencer à mettre en place un blocus maritime de Batoumi, la capitale adjare, pour empêcher une hypothétique introduction d’armes.
Un « état-major anticrise » a été créé pour gérer le conflit et notamment pour « empêcher tout transit illégal ».
Le premier objectif du pouvoir est d’empêcher le sabotage des élections législatives du 28 mars en Adjarie, une république de près d’un demi-million d’habitants. « Notre tâche principale consiste à défendre la démocratie et les droits de l’homme en Adjarie », a affirmé le président géorgien, avant de repartir pour Tbilissi hier après-midi, après avoir reçu le président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Solomon Passi.
La veille, il avait adressé à M. Abachidze un ultimatum qui a expiré hier soir, le sommant de céder aux autorités géorgiennes le contrôle des leviers de l’économie et de désarmer les « formations armées illégales », autrement dit la garde du leader adjar.
Dimanche, M. Saakachvili s’était vu refuser l’accès à la république autonome par des hommes en armes installés à Tcholokhi, à la frontière administrative adjare. Hier, quelques milliers d’habitants de la région continuaient à y manifester « contre l’entrée des forces armées du centre en Adjarie ».
De son côté, M. Abachidze, rentré dimanche soir de Moscou, a décrété l’état d’urgence et le couvre-feu, et déclaré qu’il rejetait les demandes du président géorgien.
La Turquie, limitrophe de l’Adjarie, a apporté lundi son soutien au gouvernement géorgien, affirmant qu’il devait être souverain dans le pays.
Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a pris hier les premières mesures radicales – sans recourir à la force – pour rétablir l’autorité de Tbilissi sur la république autonome d’Adjarie, actuellement quasi indépendante sous la houlette de son leader Aslan Abachidze. Ce dernier, un autocrate prorusse, a rejeté les exigences présentées par Tbilissi sous forme d’un ultimatum assorti de la menace d’un blocus économique.
Le trafic routier, ferroviaire et aérien à destination et en provenance de l’Adjarie a été bloqué hier, a annoncé le ministre géorgien de l’Intérieur, Gueorgui Baramidze.
Le gouvernement géorgien, qui s’est réuni sous la présidence de M. Saakachvili à Poti, un port sur la mer Noire, devait commencer à mettre en place un blocus maritime de Batoumi, la capitale adjare, pour...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.