Les chiites présentent un front uni
pour les élections
le 10 décembre 2004 à 00h00
La liste des candidats aux élections irakiennes du 30 janvier parrainée par le grand ayatollah Ali Sistani compte 228 noms représentant tous les courants chiites à l’exception de celui de Moqtada Sadr, a annoncé hier lors d’une conférence de presse Ali Adib, du parti Dawa.
La coalition, qui a pris le nom d’Alliance unifiée irakienne, réunit des représentants des principaux partis chiites, comme les différentes fractions du parti Dawa, le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII) et le Congrès national irakien d’Ahmed Chalabi, a-t-il précisé. « Elle compte des partis et des courants ainsi que des personnalités indépendantes de différentes confessions et ethnies et prend en considération l’équilibre démographique et géographique en Irak », a-t-il dit, en précisant qu’il y avait « des sunnites, des yézidis et des Kurdes failis (chiites) ».
En revanche, le courant du chef radical Moqtada Sadr « n’est pas présent sur la liste », a souligné Hussein Chahrastani, un des six membres du comité d’organisation de la liste soutenue par l’ayatollah Sistani.
Par ailleurs, le comité des ulémas irakiens s’est dit sûr que la base de la principale formation sunnite, le Parti islamique d’Irak, ne suivrait pas sa direction dans sa décision de participer aux élections.
En outre, les dirigeants irakiens ont multiplié les accusations d’ingérence contre la Syrie et l’Iran : « Je pense que nous avons des insurgés qui viennent de Syrie », a déclaré mercredi le président irakien Ghazi al-Yaouar sur la chaîne de télévision CNN.
Le chef de l’État, sunnite, a affirmé que des dirigeants irakiens soupçonnaient la Syrie « de leur donner refuge » et assuré que des « entités » du gouvernement syrien, notamment de « la vieille garde », les protégeaient. Les rebelles disposent « de beaucoup d’argent grâce à ce qu’ils ont volé à la Banque centrale irakienne avant la chute de l’ancien régime », a-t-il ajouté, se déclarant, par ailleurs, « inquiet » d’une possible influence de l’Iran dans les élections générales prévues pour le 30 janvier. Le président Yaouar a tenu des propos similaires concernant l’Iran dans une déclaration mercredi au Washington Post, et deux des membres du gouvernement qui l’accompagnaient lors de la visite aux États-Unis ont fait de même.
La liste des candidats aux élections irakiennes du 30 janvier parrainée par le grand ayatollah Ali Sistani compte 228 noms représentant tous les courants chiites à l’exception de celui de Moqtada Sadr, a annoncé hier lors d’une conférence de presse Ali Adib, du parti Dawa.
La coalition, qui a pris le nom d’Alliance unifiée irakienne, réunit des représentants des principaux partis chiites, comme les différentes fractions du parti Dawa, le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII) et le Congrès national irakien d’Ahmed Chalabi, a-t-il précisé. « Elle compte des partis et des courants ainsi que des personnalités indépendantes de différentes confessions et ethnies et prend en considération l’équilibre démographique et géographique en Irak », a-t-il dit, en précisant qu’il y avait « des...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.