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Actualités - Opinion

Série de mesures préconisées par l’opposition en vue des législatives

Au vu de tout ce qui se passe et de la surenchère à laquelle se livrent certains parties prenantes au pouvoir, l’opposition songe aux moyens à mettre en œuvre pour garantir la transparence de la consultation législative de mai prochain et les décisions à prendre dans le cas où ces mesures ne sont pas appliquées. Voici les options possibles : - L’opposition peut suivre de près le projet de loi électorale lors de son examen en Conseil des ministres (pas avant février, au dire de certains). Au cas où les propositions de l’opposition ne sont pas retenues, cette dernière a la possibilité de se tourner alors vers le Parlement pour obtenir un découpage des circonscriptions qui lui semble favoriser une représentation fidèle de l’électorat. - L’opposition proposerait ensuite la formation d’un gouvernement neutre pour superviser les législatives, près de 20 ministres comptent se présenter aux élections). - Enfin, l’opposition appellerait à la formation d’une commission de contrôle internationale dont la mission serait de superviser l’ensemble du processus électoral, et non seulement le jour du scrutin. La commission de contrôle aura pour mission de s’assurer : que les découpages administratifs des circonscriptions sont représentatifs, que les listes électorales sont sainement établies ; que les cartes électorales sont parvenues aux intéressés sans retards délibérés (sinon, elle exigerait l’autorisation de voter sur présentation de la carte d’identité) ; que les scrutateurs sont en mesure de suivre le déroulement du scrutin et le décompte des voix. Certains rêvent même d’organiser les élections dans toutes les circonscriptions, le même jour, afin que les résultats enregistrés n’influent pas sur la suite du scrutin. Toutefois, l’opposition manifeste à ce sujet une inquiétude fort justifiée, eu égard aux attitudes de Washington et de Paris, ainsi que de l’ Onu, à l’égard du régime libanais et de Damas. Elle se demande même si les armes dont elle dispose sont autres que psychologiques. Ainsi, l’opposition ne peut pas ne pas constater que le régime a fait fi des mises en garde internationales et de la résolution 1559, sans que ces parties internationales n’y réagissent autrement qu’en considérant que « ce qui a été fait relève du passé »... Agira-t-on de même après les législatives, si les résultats sont ouvertement faussés par des ingérences flagrantes ? Après avoir échoué à provoquer une alternance au pouvoir à l’occasion de la présidentielle, l’opposition pourra-t-elle faire autre chose que se lamenter, si elle échoue à enrayer un processus électoral truqué ? Voici une question à laquelle, pour l’instant, nul ne peut répondre. Émile Khoury
Au vu de tout ce qui se passe et de la surenchère à laquelle se livrent certains parties prenantes au pouvoir, l’opposition songe aux moyens à mettre en œuvre pour garantir la transparence de la consultation législative de mai prochain et les décisions à prendre dans le cas où ces mesures ne sont pas appliquées.
Voici les options possibles :
- L’opposition peut suivre de près le projet de loi électorale lors de son examen en Conseil des ministres (pas avant février, au dire de certains). Au cas où les propositions de l’opposition ne sont pas retenues, cette dernière a la possibilité de se tourner alors vers le Parlement pour obtenir un découpage des circonscriptions qui lui semble favoriser une représentation fidèle de l’électorat.
- L’opposition proposerait ensuite la formation d’un gouvernement neutre...