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ÉCHOS DU MONDE

L’Eurogroupe espère que son message sera entendu Les ministres européens espéraient hier que leur message de la veille destiné à enrayer la chute du dollar et l’envolée de l’euro serait entendu par les États-Unis et par les marchés financiers. « Je ne m’attendais pas à une réaction immédiate des marchés », a affirmé le ministre belge Didier Reynders, dans une allusion au nouveau record battu par l’euro hier matin sur le marché des changes à 1,3467 dollar. Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, ont appelé dans une déclaration lundi soir tous les grands pays à prendre des mesures « appropriées » pour réduire les « déséquilibres » globaux qui ont conduit à la chute du dollar. La déclaration de l’Eurogroupe « s’adressait essentiellement aux États-Unis », a souligné M. Reynders alors que le texte ne mentionnait pas spécifiquement Washington. « Il va falloir convaincre nos collègues américains de prendre des mesures contre les déséquilibres budgétaires et commerciaux » qui sont l’une des causes de la faiblesse du billet vert, a-t-il ajouté. Les 25 d’accord sur « Bâle II » Les ministres européens des Finances sont tombés d’accord mardi sur le projet de directive qui vise à adapter d’ici à fin 2007 les fonds propres des banques aux exigences récemment adoptées par le comité de Bâle sur le contrôle bancaire, dit « Bâle II ». Le texte, qui succède à Bâle I et doit encore être adopté par le Parlement européen, fixe le montant de fonds propres nécessaires aux banques et aux entreprises d’investissement installées dans l’UE pour garantir les crédits. « Cela paraît extrêmement technique, mais il s’agit de s’assurer que ces institutions ont suffisamment de capital pour faire face aux risques », a expliqué le nouveau commissaire au Marché intérieur, Charlie McCreevy. Le nouveau cadre établit des exigences de fonds propres plus faibles pour le financement des petites et moyennes entreprises et prévoit un traitement préférentiel pour certains types de capital-risque. Échec de la fusion IAMGold/Gold Fields Les actionnaires du groupe minier sud-africain Gold Fields ont rejeté hier la fusion avec le canadien IAMGold, un revers pour les dirigeants du groupe qui permet à son rival Harmony de poursuivre son Offre publique d’échange (OPE) inamicale lancée il y a près de deux mois. Harmony s’est réjoui de ce vote estimant, dans un communiqué, qu’il constituait « un rejet décisif de la stratégie de la direction de Gold Fields » et « un vote de défiance » à son égard. À l’issue de ce vote, de nombreuses questions restent en suspens sur l’avenir de l’OPE hostile lancée le 18 octobre par Harmony, qui détient, à ce stade, 11,8 % du capital de Gold Fields. Harmony, sixième producteur mondial d’or, offre aux actionnaires de Gold Fields, quatrième mondial, d’échanger 1,275 nouvelle action à émettre pour une action qu’ils détiennent. S’il aboutit, ce rapprochement créera le premier groupe aurifère mondial avec une production annuelle d’environ 7,5 millions d’onces et des réserves évaluées à 139 millions d’onces. La productivité américaine progresse moins vite prévu La productivité du secteur non agricole aux États-Unis a progressé un peu moins vite que prévu au 3e trimestre en raison notamment d’un recours plus massif à la main-d’œuvre, a indiqué hier le département du Travail. La hausse de la productivité a été revue en légère baisse à +1,8 % (en rythme annuel) contre +1,9 % estimé dans un premier temps. Ce chiffre a déçu les analystes qui tablaient sur une révision à la hausse de la productivité à +2 % au troisième trimestre. La productivité avait atteint 3,9 % au deuxième trimestre. La révision pour le troisième trimestre s’explique par une production un peu plus forte que prévu (+4,2 % contre 4,1 % estimé dans un premier temps), accompagnée d’une augmentation plus marquée des heures travaillées (+2,4 % contre +2,1 %), a précisé le département du Travail. La logique voudrait que les entreprises se remettent à embaucher si elles ne veulent pas rater les commandes que leur apportera la reprise, avec une croissance de 3,9 % (en rythme annuel) au troisième trimestre. Telecom Italia lance une offre géante sur sa filiale mobile L’opérateur italien Telecom Italia a lancé hier une offre géante sur les 44 % de sa filiale de téléphonie mobile TIM qui va solliciter en cascade les finances de plusieurs groupes industriels italiens. Selon des indiscrétions, non démenties par Telecom Italia, l’opération porte sur environ 20 milliards d’euros. Les termes de l’offre n’ont pas été dévoilés immédiatement, mais selon les indiscrétions, l’opérateur devrait procéder en deux parties. D’une part, une offre en argent comptant d’environ 13 milliards d’euros sur les deux tiers du capital qui lui échappe encore. D’autre part, une offre publique d’échange sur des parités proches des derniers cours de Bourse. Selon des sources du secteur, l’opérateur offrirait 5,60 euros par titre et 1,73 action Telecom Italia pour chaque titre TIM.

L’Eurogroupe espère
que son message sera entendu
Les ministres européens espéraient hier que leur message de la veille destiné à enrayer la chute du dollar et l’envolée de l’euro serait entendu par les États-Unis et par les marchés financiers.
« Je ne m’attendais pas à une réaction immédiate des marchés », a affirmé le ministre belge Didier Reynders, dans une allusion au nouveau record battu par l’euro hier matin sur le marché des changes à 1,3467 dollar.
Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, ont appelé dans une déclaration lundi soir tous les grands pays à prendre des mesures « appropriées » pour réduire les « déséquilibres » globaux qui ont conduit à la chute du dollar. La déclaration de...