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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro bute sur 1,34 $

L’euro a frôlé son record historique face au dollar (1,3460 $) hier sur les marchés des changes internationaux, avant de céder un peu du terrain ensuite sur des prises de bénéfices, mais les investisseurs continuent à se défier du billet vert après les propos tenus par le secrétaire US au Trésor. C’est ainsi qu’après avoir progressé jusqu’à 1,3456 $ dans la matinée, il a dû revenir à moins de 1,3440 $ tandis que de plus en plus de responsables politiques européens ne cessent d’intervenir verbalement pour s’inquiéter de l’envolée de la devise européenne à quelques heures de la réunion hier en soirée des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles. Cela d’autant qu’à l’ordre du jour de cette réunion notamment la forte progression de l’euro et les moyens d’enrayer sa hausse qui pénalise les exportations et la croissance économique dans sa région. Il y a eu sans doute donc un peu d’appréhension avant la fin de cette réunion dans l’attente de voir s’il y a un communiqué qui fera spécifiquement mention du problème de l’euro. Mais pour rendre la monnaie unique moins attractive, les ministres des Finances de l’Eurogroupe ne peuvent plus compter sur une baisse des taux d’intérêt da la BCE qui a exclu cette solution lors de sa dernière réunion pour cette année, jeudi dernier. Concernant l’autre option susceptible de freiner la chute libre du dollar, à savoir une intervention musclée sur les marchés des changes, elle ne semble pas toujours acquise, malgré les possibilités d’adhésion de la Banque du Japon à cette action en vendant massivement du yen pour soutenir le billet vert. Mais, selon le ministre français de l’Économie et des Finances, Hervé Gaymard, la solution à la chute du dollar est surtout entre les mains des autorités monétaires US. « Il ne faudrait pas que cette glissade du dollar continue, et il faudrait une meilleure gestion des taux de changes sur le plan international », a-t-il estimé. Cependant, le secrétaire US au Trésor, John Snow, a réaffirmé encore une fois que la politique des États-Unis est de soutenir le dollar fort, avant d’ajouter : « Mais bien sûr, il vaut mieux laisser aux marchés le soin de fixer la valeur des monnaies. » Les opérateurs ont interprété cette remarque comme un feu vert pour une poursuite de la baisse du dollar. En effet, l’euro devait finalement se négocier à New York légèrement au-dessous de son dernier record historique de hausse à 1,34 $ contre 1,3455 $ vendredi dernier. Les Bourses en baisse sauf le Nasdaq La Bourse US était mitigée hier, le Dow Jones réduisait ses pertes et le Nasdaq repassait dans le positif alors que les prix du pétrole progressaient moins. Selon les analystes, la chute du dollar reste un sujet de préoccupation pour les investisseurs, ce qui empêche la cote de s’engager dans une direction précise. De leur côté, les Bourses européennes ont terminé en baisse, déprimées par l’euro fort qui pénalise les titres des groupes exportateurs ou réalisant une part importante de leur chiffre d’affaires aux États-Unis. De plus, l’annonce que le climat conjoncturel dans l’industrie en zone euro s’est détérioré en novembre a également pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A de Solidere de 8,11 $ à 8,25 $ et des actions B de 7,99 $ à 8,05 $. Élie KAHWAGI

L’euro a frôlé son record historique face au dollar (1,3460 $) hier sur les marchés des changes internationaux, avant de céder un peu du terrain ensuite sur des prises de bénéfices, mais les investisseurs continuent à se défier du billet vert après les propos tenus par le secrétaire US au Trésor. C’est ainsi qu’après avoir progressé jusqu’à 1,3456 $ dans la matinée, il a dû revenir à moins de 1,3440 $ tandis que de plus en plus de responsables politiques européens ne cessent d’intervenir verbalement pour s’inquiéter de l’envolée de la devise européenne à quelques heures de la réunion hier en soirée des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles. Cela d’autant qu’à l’ordre du jour de cette réunion notamment la forte progression de l’euro et les moyens d’enrayer sa hausse qui...