Naples, la grande métropole du sud de l’Italie, est la ville où ont été commis le plus d’homicides l’an dernier, selon le rapport annuel sur la société italienne publié hier par le centre d’études sociales Censis. Quatre-vingt-trois homicides y ont été recensés en 2003, c’est-à-dire plus d’un sur 10 commis dans la péninsule (714), selon le Censis. La situation a empiré cette année avec déjà 120 victimes depuis janvier à Naples et ses environs, en raison d’une escalade de la guerre entre clans de la Camorra, la mafia locale, en lutte pour le contrôle du trafic de drogue dans les banlieues.
«Une grande partie des victimes étaient connues des forces de police», a relevé récemment le ministre de l’Intérieur, Giuseppe Pisanu. «La désarticulation de certains clans et l’arrestation de leurs chefs charismatiques (dont beaucoup collaborent avec la justice) a ouvert de larges espaces que se disputent de nouveaux groupes et des individus issus de la crminalité juvénile et de l’immigration clandestine», a-t-il ajouté en envoyant des renforts.
Naples détient aussi le record des braquages commis en 2003 et se classe comme la deuxième ville de la péninsule pour le nombre de vols de voitures, derrière Rome. Naples compte plus de 1,2 million d’habitants, et ses environs se distinguent par une densité de population très élevée.
D’une manière générale, le Censis relève une augmentation des délits en Italie en 2003 (2,4 millions de plaintes, +10 % par rapport à 2002). Mais paradoxalement, les Italiens ont déclaré se sentir plus à l’abri de la criminalité. La principale crainte citée est le risque d’attentat et de guerre, une peur partagée par plus de 80 % de la population et en augmentation par rapport à 2002, selon le Censis.
Naples, la grande métropole du sud de l’Italie, est la ville où ont été commis le plus d’homicides l’an dernier, selon le rapport annuel sur la société italienne publié hier par le centre d’études sociales Censis. Quatre-vingt-trois homicides y ont été recensés en 2003, c’est-à-dire plus d’un sur 10 commis dans la péninsule (714), selon le Censis. La situation a empiré cette année avec déjà 120 victimes depuis janvier à Naples et ses environs, en raison d’une escalade de la guerre entre clans de la Camorra, la mafia locale, en lutte pour le contrôle du trafic de drogue dans les banlieues.
«Une grande partie des victimes étaient connues des forces de police», a relevé récemment le ministre de l’Intérieur, Giuseppe Pisanu. «La désarticulation de certains clans et l’arrestation de leurs chefs...
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