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Actualités - Chronologie

Un peu plus de... Eminem

Celui qui s’appelle Marshall Mathers III – M and M prononcés rapidement, cela donne Eminem et donc rien à voir avec la célèbre marque de friandises au chocolat – est un des plus gros vendeurs de disques et l’une des stars les plus controversées du moment. Son succès, qui reste incontestablement empreint d’une aura de scandale, est impressionnant. Né en 1972 à Kansas City, Eminem aura connu une enfance difficile dans les quartiers noirs de Detroit, avec une mère qu’il accuse de n’être qu’une ratée. Après un premier album sorti uniquement à Detroit et qui connaîtra un sacré flop, Eminem ne se démonte pas. Il gagne plusieurs concours et en 1998, sort son deuxième album Slim Shady EP. Mais c’est The Slim Shady LP qui le révèle au grand public en 1999, et c’est la consécration. En une semaine, il vend plus d’1,5 million de copies de cet album sulfureux. C’est le début de l’ère Eminem. C’est cette même année que le rappeur blanc rencontrera le producteur le plus influent du monde du rap : Dr Dre. Et depuis, ça ne s’arrête plus : suivent Marshall Mathers LP, The Eminem Show, la BO de 8 Mile et fraîchement, Encore. La liste de ses fans s’allonge, celle des ses détracteurs aussi: après sa mère, Kim, son ex-femme qu’il exècre, ou Britney Spears, c’est au tour de Michael Jackson et de George Bush de subir les foudres du héros de 8 Mile. Dans le premier extrait de son tout dernier album, Slim Shady s’en prend avec beaucoup d’humour au King of Pop. Il suffit de voir le clip de Just Lose It pour mourir de rire. Sauf que ni Michael Jackson lui-même ni ses fans n’ont apprécié les sous-entendus de pédophilie et cette caricature extrême (la chute du nez de Jackson est sidérante). Une poursuite judiciaire serait même en cours pour demander réparations. Dans Mosh, c’est le président des USA qui s’en prend plein la figure. Mais ce n’est ni la première fois et sûrement pas la dernière que George W. est la cible d’attaques cinglantes. Malgré tout cela, ses paroles jugées homophobes par des associations gays américaines – pour faire taire ces allégations, Eminem a chanté aux MTV Awards aux côtés d’Elton John –, la violence de certains de ses propos, ses détracteurs et autres scandales lui valant de sérieux problèmes avec la justice, son dernier album, Encore, caracole à la tête des ventes un peu partout dans le monde: 700000 albums vendus en 3 jours aux États-Unis. Mais ce qui est surprenant chez ce jeune homme que l’on «sacre» comme le nouvel Elvis – en comparaison à ce succès fulgurant d’un homme blanc dans un genre musical jusque-là réservé aux Noirs –, c’est cette incroyable maturité face aux événements dont il est le centre. Il répète souvent que s’il a réussi, c’est justement «parce que je suis blanc et que je joue dans une cour différente, et que de surcroît les Noirs me respectent». Et à ses ennemis, il lance avec beaucoup de sérénité: «Si vous voulez me coller un procès, je vous conseille de prendre un ticket car il y en a déjà pas mal qui font la queue.» Pour mieux comprendre ce phénomène devenu aujourd’hui mondial, comprendre pourquoi le rap, c’est la musique de la rue, celle qui ressemble le plus à une grande majorité de jeunes dans le monde et comprendre enfin qui est Eminem, regardez 8 Mile avec ce dernier, cela vaut le détour.
Celui qui s’appelle Marshall Mathers III – M and M prononcés rapidement, cela donne Eminem et donc rien à voir avec la célèbre marque de friandises au chocolat – est un des plus gros vendeurs de disques et l’une des stars les plus controversées du moment. Son succès, qui reste incontestablement empreint d’une aura de scandale, est impressionnant. Né en 1972 à Kansas City, Eminem aura connu une enfance difficile dans les quartiers noirs de Detroit, avec une mère qu’il accuse de n’être qu’une ratée. Après un premier album sorti uniquement à Detroit et qui connaîtra un sacré flop, Eminem ne se démonte pas. Il gagne plusieurs concours et en 1998, sort son deuxième album Slim Shady EP. Mais c’est The Slim Shady LP qui le révèle au grand public en 1999, et c’est la consécration. En une semaine, il vend...