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Actualités - Opinions

Les émigrés nous écrivent

L’électricité vue des USA Je vous remercie d’avoir ouvert une page réservée aux émigrés libanais afin qu’ils puissent exprimer leurs points de vue. En effet, le problème de l’électricité ne pourra trouver une véritable issue que si tout ceux qui utilisent l’électricité au Liban paient leurs factures. Ce n’est pas sorcier, la solution, mais tant que l’administration de l’Électricité du Liban n’appliquera pas cette solution, eh bien, aucun pas en avant ne pourra être significatif. De plus, on se demande comment l’État accepte le fait accompli créé par ceux qui ne paient pas sans prendre les mesures nécessaires afin de faire respecter la loi et d’interdire tout branchement illégal en faisant escorter les ouvriers et techniciens de l’EDL par l’armée ou la gendarmerie. D’autre part, on se demande pourquoi l’Administration libanaise n’a pas créé des stations au moyen de barrages ou encore en utilisant la force des vents pour générer du courant à bon marché. Tous les moyens devraient être étudiés. Ce qui est certain, c’est que si le gouvernement n’entreprend pas de faire sérieusement respecter les lois, il continuera à subventionner, comme il le fait actuellement. Adel BARAKAT USA Au-dessus de la mêlée Je viens de voir un court reportage sur votre quotidien dans le journal de France 3 (journal de 19h30) et je suis assurément très fier de vous et du travail que vous faites, à la fois pour l’image du Liban, mais aussi pour la promotion de la langue française dans mon pays d’origine dont je suis fier malgré une actualité politique, sociale et économique peu reluisante. Merci de continuer ce travail d’information dans cette logique d’indépendance qui vous place au-dessus de la mêlée et fait de vous le meilleur quotidien du Proche-Orient, toutes langues confondues. Ali BILAL Paris Le chant des bottes C’est une musique qui aurait pu nous venir d’Ukraine ou de Géorgie. Une musique qui a présidé à la rencontre amoureuse d’un peuple et de sa liberté. Cette musique qui peine à nous parvenir, comme étouffée par le brouillard de l’occupation. Le chant de la démocratie qui se perd dans le brouillard épais de la dictature. Il s’arrête à nos fenêtres, des barreaux solidement fixés à la pierre, une pierre solide du Moyen-Orient. Le Liban ne comprend pas qu’il lui est destiné une sérénade, juste pour lui... Pendant ce temps, il s’endort à table, la tête dans les bras, incapable même de rêver de liberté. Le brouillard se dissipe, tandis que le maestro syrien, de sa baguette, entame un autre chant. Il sait que le jour où un air de patriotisme arrive à nous réveiller, il sera trop tard, beaucoup trop tard. Carlos el-KHOURY Lyon De la fidélité à contrecœur ! Le sommeil me tenaille et ce qu’on écrit dans l’obscurité risque de prendre des coups de cafards. Je me dis qu’à l’heure qu’il est pourtant, le pays que j’aime comme ma peau accueille les premières bribes de lumière et d’azur et se laisse déjà dorloter par un bout de ciel sublime tel un enfant à la peau tendre et sage. Et que toutes les nuits du monde n’existent plus puisqu’il fait jour dans le seul endroit qui compte. Puis je lis les titres des journaux par habitude, par réflexe. Sans trop vouloir regarder de près. Je voudrais zapper encore une fois. Passer à l’horoscope. Les étoiles disent plus vrai que tout le reste. Mais les nouvelles m’arrêtent. Je les vois défiler, ces armées d’imbéciles, dans les rues. Faire une démonstration en chair et en os de la soumission à la bêtise. C’est fou ce que les mots les plus beaux peuvent prendre des figures édentées d’oiseaux de mauvais augure lorsqu’on se permet de les mettre au service d’intérêts mesquins. C’est fou ce qu’on peut faire violence à la beauté. Je suis à court de mots. Mais je comprends presque qu’on puisse être fidèle à ses geôliers. Ce que j’ai du mal à comprendre c’est qu’on puisse inventer des gages de fidélité alors que tout ce qui reste comme gage et comme honte, c’est les menottes elles-mêmes, devenues rouillées par les années d’occupation masquée sous d’autres noms qui sonnent aussi faux que tout le reste. Il est minuit passé. Je garde l’heure du Liban et pourtant je vis à sept heures de différence et à dix mille lieues de tout ce qui s’y passe actuellement. J’essayais de nier l’existence des nuits américaines. De me raconter des songes où il faisait soleil à minuit parce que le temps obéissait juste aux aiguilles de ma montre et que celles-ci restaient fidèles à la course des heures de mon pays. Fidèles ? Que dis-je ? Ce mot n’a désormais plus les mêmes résonances. Maintenant je me dis qu’il fait noir pour de bon. Que je suis ici aussi étrangère qu’on peut l’être quand on est loin de sa propre peau. Puissent tous ceux qui ont œuvré et continuent à œuvrer au massacre de notre pays et de nos idéaux goûter à des nuits innommables. Lil BEAINI-YAMMINE Buffalo, New York

L’électricité vue des USA

Je vous remercie d’avoir ouvert une page réservée aux émigrés libanais afin qu’ils puissent exprimer leurs points de vue. En effet, le problème de l’électricité ne pourra trouver une véritable issue que si tout ceux qui utilisent l’électricité au Liban paient leurs factures. Ce n’est pas sorcier, la solution, mais tant que l’administration de l’Électricité du Liban n’appliquera pas cette solution, eh bien, aucun pas en avant ne pourra être significatif. De plus, on se demande comment l’État accepte le fait accompli créé par ceux qui ne paient pas sans prendre les mesures nécessaires afin de faire respecter la loi et d’interdire tout branchement illégal en faisant escorter les ouvriers et techniciens de l’EDL par l’armée ou la gendarmerie.
D’autre part, on...