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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Fermeté de l’euro

L’euro a retrouvé hier son dernier record de la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, les investisseurs continuant à se méfier du billet vert malgré les bons indicateurs économiques publiés aux États-Unis. Mais la monnaie unique a dû se replier ensuite de 1,3336 $ jusqu’à 1,30 $ sur des ventes bénéficiaires peu après la chute des prix pétroliers et la publication de mauvaises nouvelles en provenance de la zone euro. Selon les cambistes, ces mouvements semblent s’expliquer par la volonté des intervenants à diversifier les actifs dans leur portefeuille de devises jusqu’à la réunion de la Fed le 14 décembre sur les taux d’intérêt. De ce fait, le dollar est resté pratiquement sous pression malgré l’annonce par le groupement des directeurs d’achat US que leur indice ISM mesurant l’activité industrielle a progressé en novembre à 57,8 points contre 56,8 points en octobre. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre de ce groupement que la composante de l’indice ISM mesurant l’emploi a augmenté aussi à 57,6 points contre 54,8 points pendant la même période, témoignant de la nette amélioration du marché US du travail. Il en est de même de la hausse des dépenses des ménages US de 0,7 % en octobre contre 0,6 % en septembre, dans une proportion supérieure à la hausse de 0,6 % de leurs revenus contre 0,2 % sur la même période, et qui est passée comme inaperçue malgré l’importance de la consommation qui est considérée comme le moteur de la reprise. Mais il n’en demeure pas moins que les opérateurs ont été plus ou moins sensibilisés par l’annonce du NTC Research que l’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier de la zone euro (PMI) a lourdement chuté de 52,4 points en octobre à 50,4 points en novembre, surtout après qu’Eurostat eut confirmé que la croissance dans cette région ne devait pas dépasser 0,3 % au 3e trimestre contre 0,5 % au deuxième. Cela étant, les investisseurs ont estimé devoir se prémunir un peu en diversifiant leurs actifs en devises au profit du dollar, surtout après la publication du Livre beige de la Fed (voir par ailleurs), suggérant que les taux d’intérêt US pourraient être relevés à plus de 2 % actuellement lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire. Eu égard à toutes ces considérations, l’euro devait, comme la veille, réduire ses gains de 0,35 % à 0,22 %, clôturant finalement à New York à 1,3320 $ contre 1,3290 $ mardi. Les Bourses soutenues par la baisse du pétrole La Bourse US était en forte hausse hier, dopée par les bons indicateurs économiques et une chute du prix du brut. Elle a profité aussi du versement aujourd’hui par Microsoft d’un dividende exceptionnel de 3 $ par action ainsi que du relèvement par S & P de la note de News Corp. L’annonce d’une baisse de 7 % des ventes de Ford en novembre ne devait pas avoir d’impact négatif sur les constructeurs automobiles. Les Bourses européennes se sont également installées dans le vert, soutenues par Wall Street et le repli du pétrole. Elles ont ignoré la fermeté de l’euro et les mauvais indicateurs en provenance de la zone euro. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la forte baisse des actions A de Solidere de 8,25 $ à 8 $ sur des prises de bénéfices, et le maintien des actions B à 8 $ comme la veille. Élie KAHWAGI


L’euro a retrouvé hier son dernier record de la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, les investisseurs continuant à se méfier du billet vert malgré les bons indicateurs économiques publiés aux États-Unis. Mais la monnaie unique a dû se replier ensuite de 1,3336 $ jusqu’à 1,30 $ sur des ventes bénéficiaires peu après la chute des prix pétroliers et la publication de mauvaises nouvelles en provenance de la zone euro. Selon les cambistes, ces mouvements semblent s’expliquer par la volonté des intervenants à diversifier les actifs dans leur portefeuille de devises jusqu’à la réunion de la Fed le 14 décembre sur les taux d’intérêt. De ce fait, le dollar est resté pratiquement sous pression malgré l’annonce par le groupement des directeurs d’achat US que leur indice ISM...