Voile - Vendée Globe
Riou et Le Cam en pleine dépression
le 01 décembre 2004 à 00h00
Vincent Riou (PRB) et Jean Le Cam (Bonduelle), les deux premiers du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en monocoque, sans escale et sans assistance, naviguaient hier en pleine dépression et restent le plus possible à l’abri à l’intérieur de leur bateau.
Riou, qui aborde pour le première fois les mers du Sud, et Le Cam qui y était déjà allé en 1981 et en équipage, mais jamais en solitaire, cherchent notamment à se protéger du froid et à s’adapter à une mer difficile.
« Il fait froid, il fait gris, a raconté Riou dans une liaison satellitaire avec le PC Presse de Paris. Normalement sur PRB tout se fait à partir du cockpit. Le bateau a été étudié pour que dans ces conditions de mer je ne sorte pas. Je regarde les fichiers et je cherche à me positionner au mieux. Si cela va trop vite, je réduis, je préfère aller moins vite plutôt que prendre des risques. »
« Il fait froid et dehors il ne fait pas beau, a confirmé Le Cam. J’ai mis des vêtements. C’est comme à la maison quand il ne fait pas beau, je n’ai pas envie de sortir. C’est très rare que j’aille sur le pont. J’y vais peut-être deux heures. Il y a de grosses vagues, des fois le bateau part en surf, on finit par s’y habituer. »
Jourdain à l’abattée
« Les sports d’hiver ont commencé, a renchéri leur premier poursuivant, Roland Jourdain (Sill et Veolia). J’ai été cueilli par la première dépression. Je suis partagé entre l’envie d’aller vite et l’espérance d’aller tout droit. Il y a de sacrés talus qui se sont formés. »
« La nuit de dimanche à lundi c’était bien, mais depuis le passage du front, a poursuivi Jourdain, la mer est devenue hachée. Au moment où le vent s’est renforcé, 50 nœuds pour moi, je suis parti à l’abattée et j’ai remis la boutique à l’endroit. J’étais en court de sieste, le bateau était couché à un peu plus de 90°. Une fois le bateau à l’endroit, j’étais sur le mauvais bord, il a fallu empanner. Cela peu durer de 10 minutes à trois quarts d’heure, selon les cas, pour redresser le bateau. »
Riou et Le Cam devraient être rattrapés avant ce matin par cette autre dépression qui propulse depuis dimanche soir Jourdain mais aussi Sébastien Josse (VMI) et le Britannique Mike Golding (Ecover), ce qui explique que ces trois navigateurs ont rattrapé un peu de leur retard sur le duo de tête.
Vincent Riou (PRB) et Jean Le Cam (Bonduelle), les deux premiers du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en monocoque, sans escale et sans assistance, naviguaient hier en pleine dépression et restent le plus possible à l’abri à l’intérieur de leur bateau.
Riou, qui aborde pour le première fois les mers du Sud, et Le Cam qui y était déjà allé en 1981 et en équipage, mais jamais en solitaire, cherchent notamment à se protéger du froid et à s’adapter à une mer difficile.
« Il fait froid, il fait gris, a raconté Riou dans une liaison satellitaire avec le PC Presse de Paris. Normalement sur PRB tout se fait à partir du cockpit. Le bateau a été étudié pour que dans ces conditions de mer je ne sorte pas. Je regarde les fichiers et je cherche à me positionner au mieux. Si cela va trop vite, je...
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