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L’OM rebondit en pleine vacance de pouvoir

C’est à croire que la crise en coulisses a enfin placé les joueurs devant leurs responsabilités : joli vainqueur de Nantes samedi lors de la 16e journée de L1 de football (3-1), Marseille a livré son meilleur match de la saison et demeure placé dans la course à la 3e place, mission désormais confiée au nouvel entraîneur Philippe Troussier. Troussier, qui a assisté au match dans une loge du club aux côtés de son prédécesseur démissionnaire mardi, José Anigo, a dû se demander où était le mal... Jamais en effet, à l’exception d’un friable début de seconde période, l’OM n’a laissé place au doute, devant une équipe il est vrai globalement inoffensive. Au fond, cette équipe entraînée le temps d’un match par l’ex-assistant d’Anigo, Albert Emon, a enfin joué au foot. Dans un stade qui se laissa progressivement gagner par une fièvre jubilatoire en dépit des consignes de boycottage, Marseille montra ainsi de l’engagement, de l’envie, un jeu de passes retrouvé et la volonté affichée de faire le spectacle. La lugubre prestation à Ajaccio lors de la 15e journée (défaite 2-0), qui avait provoqué la démission d’Anigo, se jugeant « à court d’arguments », était ainsi prestement reléguée au rayon des souvenirs honteux. Flamme D’où vient donc ce sursaut, au milieu d’un océan d’indigence ? Du sacrifice d’Anigo, à entendre joueurs et entraîneur. « Son sacrifice nous a tous fait réagir, il ne fallait pas qu’il ait fait tout ça pour rien », a reconnu le milieu Bruno Cheyrou, pendant qu’Emon affirmait : « L’ensemble de l’équipe a dédié la victoire à José ». Il revient donc à Troussier d’attiser cette flamme du repentir. Il doit prendre ses fonctions sur le terrain dès aujourd’hui, emmenant ses hommes en stage à Granville en Normandie avant le match contre Caen samedi. « Je vais renforcer le groupe avec certains joueurs qui étaient un peu tenus à l’écart », a déclaré le nouvel entraîneur hier, précisant que d’autres, dont il n’a pas donné les noms, n’en seraient pas. L’objectif de ce stage, selon le bon mot du manageur général Pape Diouf, est de protéger les troupes du brouhaha marseillais. Une allusion à la crise de cette semaine, durant laquelle, comme le dit aussi Cheyrou, « nous avons joué sans entraîneur ni président, ce qui est unique au monde ». La démission du président Christophe Bouchet jeudi a en effet plongé le club dans un drôle de psychodrame. Il faudra attendre fin janvier, comme l’a indiqué sur TF1 hier l’actionnaire principal du club, Robert Louis-Dreyfus, pour connaître l’identité du futur président. Bouchet, contrairement à ce qu’il avait annoncé jeudi en présentant sa démission et au sujet duquel Louis-Dreyfus ne s’est guère étendu dans cet entretien, ne sera pas associé à la quête de son successeur. La mission d’audit confiée par RLD au promoteur et entraîneur de boxe Louis Acariès, l’un de ses très proches amis, devrait donc en cerner le contour. En attendant, comme l’a répété l’actionnaire principal, la mission sportive demeure : une place en Ligue des champions à l’issue de la saison.
C’est à croire que la crise en coulisses a enfin placé les joueurs devant leurs responsabilités : joli vainqueur de Nantes samedi lors de la 16e journée de L1 de football (3-1), Marseille a livré son meilleur match de la saison et demeure placé dans la course à la 3e place, mission désormais confiée au nouvel entraîneur Philippe Troussier.
Troussier, qui a assisté au match dans une loge du club aux côtés de son prédécesseur démissionnaire mardi, José Anigo, a dû se demander où était le mal... Jamais en effet, à l’exception d’un friable début de seconde période, l’OM n’a laissé place au doute, devant une équipe il est vrai globalement inoffensive.
Au fond, cette équipe entraînée le temps d’un match par l’ex-assistant d’Anigo, Albert Emon, a enfin joué au foot. Dans un stade qui se laissa...