Par l’équipe des marchés de FFA
Le dollar a connu une chute brutale en fin de semaine dernière avec un euro qui a franchi allègrement le seuil de 1,33 pour atteindre un plus haut taux contre le dollar, soit 1,3330. Contre le yen le dollar a baissé jusqu'au niveau de 102,15 yens pour un dollar. Même chose par rapport à la livre britannique qui a atteint le record de 1,9039 dollar pour un pound. En réalité, cette baisse a paru irrésistible dès le début de la semaine, en raison des déclarations du président de la Fed, Alan Greenspan. Son message était clair et faisait valoir en substance que la taille des déficits courants aux États-Unis diminuait l'appétit des étrangers pour les investissements libellés en dollars. Comme en réponse à cette analyse, les autorités monétaires russes faisaient connaître leur intention d'augmenter la part des actifs en euros dans leur réserves de change, sans que l'on sache si le « switch » entre dollar et euro était à venir ou bien déjà réalisé. Vendredi à l'aube, ce sont les Chinois qui ont provoqué la panique en raison d'une déclaration d'un responsable indiquant une réduction de leurs avoirs en bons du Trésor américains. Quand on sait que les réserves de change de la Chine représentent plus de 500 milliards de dollars, on comprend que cela provoque une panique. Cette déclaration a par la suite été tempérée par une autre disant que c’était la part « relative » du dollar qui était réduite et non sa valeur absolue, ce qui a permis au dollar de se redresser quelque peu vendredi.
L’absence d'intervention, même verbale, des autorités monétaires européennes ou japonaises permet de se rendre compte de l'ampleur du dilemme. Même si un dollar faible pénalise l’Europe et le Japon, les interventions sur le marché des changes risquent d'être stériles et plutôt que de s’attaquer aux symptômes, il vaut mieux s’attaquer au mal lui-même. Même le président Bush semble en avoir pris conscience en déclarant se soucier de la maîtrise des déficits. Pour les Américains, accusés de se réjouir de la baisse du dollar, les choses risquent de devenir beaucoup plus compliquées. La baisse du dollar est en passe de devenir une spirale incontrôlable alimentant l’inflation et la baisse des investissements étrangers et tout cela pourrait se terminer par des hausses drastiques de taux aux États-Unis. D’un point de vue technique, la hausse actuelle de l'euro pourrait s’arrêter aux alentours de 1,35 qui constitue un premier objectif, avec des corrections vers les niveaux de 1,2850. Ce nouveau « range » devrait tenir jusqu’à ce que les données changent, en particulier les tendances concernant les trois déficits américains : budgétaire, commercial et des comptes extérieurs.
* Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de « L’Orient-Le Jour ».
Le dollar a connu une chute brutale en fin de semaine dernière avec un euro qui a franchi allègrement le seuil de 1,33 pour atteindre un plus haut taux contre le dollar, soit 1,3330. Contre le yen le dollar a baissé jusqu'au niveau de 102,15 yens pour un dollar. Même chose par rapport à la livre britannique qui a atteint le record de 1,9039 dollar pour un pound. En réalité, cette baisse a paru irrésistible dès le début de la semaine, en raison des déclarations du président de la Fed, Alan Greenspan. Son message était clair et faisait valoir en substance que la taille des déficits courants aux États-Unis diminuait l'appétit des étrangers pour les investissements libellés en dollars. Comme en réponse à cette analyse, les autorités monétaires russes faisaient connaître leur...
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