Rechercher
Rechercher

Actualités

Un peu plus de... Adaptations en tout genre

Est-ce que la création cinématographique est au point mort ? Rien que cette semaine, dans nos sorties DVD, on retrouve une adaptation BD (Blueberry), une d’un dessin animé (Scooby Doo) et la dernière qui reprend la série culte TV des années 70, Starsky and Hutch. À part chez Jeunet, Spielberg et quelques autres, on a l’impression que l’imagination fait faux bond en ce moment. Nous sommes en plein dans l’ère de l’adaptation. D’accord, me direz-vous, ça n’est pas une nouveauté, les films de Kubrick ont pour la plupart été tirés de romans ou de nouvelles. Certes, mais n’est pas Kubrick qui veut. Et s’inspirer d’un roman engendre parfois des chefs-d’œuvre inoubliables : Lolita, Gone With the Wind, East of Eden et j’en passe. Mais depuis un certain temps, on assiste à une pléthore d’adaptations, et toutes ne sont pas réussies. Tout d’abord, du côté des comics. Superman, Batman (pas tous), Spiderman, X-Men… pourquoi pas? Mais Ben Afleck en collants vert moulants dans Daredevil, c’était «too much», et Halle Berry en Catwoman n’a pas eu le même effet que Michelle Pfeiffer dans le costume de la chatte sexy, toutes griffes dehors. Il faut donc savoir s’arrêter et ne pas pomper en permanence ce qu’a fait le voisin. Un peu comme en téléréalité, à un certain moment, ça devient lassant. Mais les comics ne sont pas les seuls «initiateurs de création». La télé et ses séries cultes en ont aussi pour leur compte: Starsky and Hutch, The Saint, Ab Fab, Star Trek, Charlie’s Angels, Chapeau melon et bottes de cuir, The Fugitive, etc. On attend Sex and the City et Friends sur grand écran (bon coup marketing) très bientôt, et on prévoit que ce sera le retour tant attendu par les fans des protagonistes des deux séries… Ça fait beaucoup d’un coup tout de même. Les BD et autres dessins animés (non comics) ne sont également pas en reste. En format cartoon ou en film, on adapte depuis longtemps à tour de bras: de Tintin à Astérix (excellent Mission Cléopâtre, signé Alain Chabat), en passant par les Shtroumpfs, Pink Panther, Luky Luke (interprété par Terence Hill blond vieillissant et qui fut boudé par le public, ce que l’on comprend) ou Michel Vaillant, nous voici aujourd’hui (dans cette page) face au cow-boy ténébreux, Blueberry, incarné par Vincent Cassel… Mais les adaptations ne se font pas qu’au cinéma, on installe aussi en format télé quelques-uns des héros de BD : Le chat, Les tuniques bleues, Titeuf, etc. Jusqu’à présent, on s’inspire, on adapte, on réussit parfois, on échoue plus fréquemment. Un produit dérivé étant rarement à la hauteur de l’original… Mais jusqu’où les producteurs, en mal d’idées, iront-ils? Oseront-ils toucher aux héros cultes de Van Hamme? Largo Winch, XIII ou Thorgal? Ce n’est pas impossible. Toujours est-il qu’il y a de très bons films sur nos écrans. Laissez-vous émouvoir par Les Choristes, en attendant Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou…
Est-ce que la création cinématographique est au point mort ? Rien que cette semaine, dans nos sorties DVD, on retrouve une adaptation BD (Blueberry), une d’un dessin animé (Scooby Doo) et la dernière qui reprend la série culte TV des années 70, Starsky and Hutch. À part chez Jeunet, Spielberg et quelques autres, on a l’impression que l’imagination fait faux bond en ce moment. Nous sommes en plein dans l’ère de l’adaptation. D’accord, me direz-vous, ça n’est pas une nouveauté, les films de Kubrick ont pour la plupart été tirés de romans ou de nouvelles. Certes, mais n’est pas Kubrick qui veut. Et s’inspirer d’un roman engendre parfois des chefs-d’œuvre inoubliables : Lolita, Gone With the Wind, East of Eden et j’en passe. Mais depuis un certain temps, on assiste à une pléthore d’adaptations, et...