Colloque
Liberté et culture, une dialectique constructive
le 27 novembre 2004 à 00h00
Pour la deuxième journée consécutive, le thème de la liberté a mobilisé hier plusieurs intellectuels et professeurs d’université dans le cadre d’une réflexion globale qui prend tout son sens au lendemain de la fête de l’indépendance et à quelques mois des élections parlementaires.
Quel est l’impact de la « culture de la liberté » sur la vie publique économique et sociale et peut-on à partir de la « connaissance » et de la « prise de conscience » accéder à un comportement libéral ?
Organisé conjointement par le Mouvement culturel Antélias et la Fondation Friedrich Ebert, le congrès a été l’occasion pour les intervenants d’exposer « la dialectique qui existe entre la liberté et sa culture d’une part et la société civile et ses potentialités d’autre part », comme l’a exprimé notre confrère et membre du bureau politique de la Gauche démocratique, Ziad Majed, qui a mis l’accent sur l’importance de parvenir à « un juste équilibre » entre les deux. Soulignant que la société civile au Liban a évolué au rythme de l’évolution des libertés et du développement de la relation entre la société et l’État, le journaliste a passé en revue l’historique de cette société civile et son rôle, depuis la guerre, dans la défense des libertés.
Axant son intervention sur la « responsabilisation comme voie vers la liberté », le professeur de relations internationales et chef du département du DESS de communication et d’information à l’USJ, Pascal Monin, a établi un lien intrinsèque entre « la demande de comptes à rendre, la liberté et la démocratie ».
Aprés avoir dressé un état des lieux des pratiques de corruption « largement répandues », au sein de la société politique notamment, l’expert en communication a mis l’accent sur l’importance de la « transparence et du respect du droit du citoyen à être informé », condition incontournable pour exiger en retour des responsables « d’être redevables devant les citoyens ».
Le professeur évoquera en outre l’importance d’une loi électorale moderne qui puisse habiliter les électeurs à exercer ce contrôle, un leitmotiv qui sera d’ailleurs repris par la plupart des conférenciers, tant il est vrai que la véritable liberté est mise à l’épreuve lors de cette consultation populaire. « Le principe de l’élection est inhérent au concept de liberté, dans les régimes qui méritent l’appellation de démocratiques », a ironisé l’ancien député, Camille Ziadé, qui a en outre dénoncé l’imposition à l’électeur de choix « limités » et/ou « orientés ».
Pour la deuxième journée consécutive, le thème de la liberté a mobilisé hier plusieurs intellectuels et professeurs d’université dans le cadre d’une réflexion globale qui prend tout son sens au lendemain de la fête de l’indépendance et à quelques mois des élections parlementaires.
Quel est l’impact de la « culture de la liberté » sur la vie publique économique et sociale et peut-on à partir de la « connaissance » et de la « prise de conscience » accéder à un comportement libéral ?
Organisé conjointement par le Mouvement culturel Antélias et la Fondation Friedrich Ebert, le congrès a été l’occasion pour les intervenants d’exposer « la dialectique qui existe entre la liberté et sa culture d’une part et la société civile et ses potentialités d’autre part », comme l’a exprimé notre...
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