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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Poursuite de la hausse de l’euro

L’euro a poursuivi hier sa phase de progression face au dollar, entamée depuis plusieurs semaines alors que les investisseurs s’inquiètent de l’ampleur des déficits du budget et de la balance des comptes courants des États-Unis. Les récents propos rassurants de plusieurs responsables financiers et monétaires US lors du G20 à Berlin au sujet de l’attachement de Washington à la politique du dollar fort n’ont rien fait pour dissiper l’impression dominante sur les marchés des changes selon laquelle l’Administration US voit d’un bel œil le recul du billet vert. À cet égard, ils croient toujours que les États-Unis, pour financer ces déficits, tentent de réduire leurs importations et d’accroître leurs exportations en laissant glisser le dollar dont la baisse rend aussi leurs actifs plus attractifs pour les investisseurs étrangers. Ce sentiment négatif pour le billet vert a été renforcé par des propos attribués au président de la Fed, Alan Greenspan, considérant le repli du dollar comme « un mal nécessaire ». Cela d’autant que le marché venait d’apprendre de responsables monétaires russes que Moscou envisageait d’accroître ses réserves en euros, ce qui a rendu les opérateurs plus déterminés à vendre des dollars. De plus, l’envolée des prix du pétrole, qui sont repassés hier au-dessus du seuil de 50 $ le baril du West Texas pour la première fois depuis le 4 novembre, a également agi à l’actif de l’euro. Il en est de même de l’annonce par Eurostat que les commandes à l’industrie dans la zone euro ont progressé de 2 % en septembre après une baisse de 0,5 % en août, ce qui a pesé sur le dollar ainsi que la publication d’un rapport de la Fédération bancaire européenne (FBE) selon lequel la croissance de la zone euro devrait s’accélérer en 2005 à 2 %, après 1,8 % en 2004, malgré la flambée du pétrole et l’envolée de l’euro. Eu égard à toutes ces considérations, et compte tenu de l’annonce d’une baisse de 0,1 % des reventes de logements aux États-Unis en octobre contre une hausse de 3,1 % en septembre, l’euro est parvenu à grimper jusqu’à 1,3106 $, pour la première fois depuis son lancement, avant de se négocier finalement à New York à 1,3080 $ contre 1,3050 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,23 %. Vulnérabilité des Bourses La Bourse US a renoué avec la baisse sur des prises de bénéfices, déprimée par le net rebond des prix pétroliers, tandis que le dollar poursuivait son déclin. Les nouvelles macroéconomiques peu encourageantes en provenance du secteur de la construction ont eu aussi un impact négatif sur la cote. L’annonce de suppressions d’emplois chez Hewlett-Packard pour économiser 200 mils $ a également pesé sur la tendance ainsi que la menace de grève lancée par le syndicat des pilotes de UPS. Les Bourses européennes ont souffert de l’envolée de l’euro et des prix du brut qui a handicapé les valeurs de l’automobile, de l’aviation et des sociétés exportatrices en général. Pourtant, la bonne tenue des financières et les révisions en hausse des bénéfices dans les secteurs de l’alimentation, de la technologie et des loisirs ont largement contribué à réduire les pertes de la cote. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la remontée des actions A et B de Solidere de 8 $ à 8,08 $ et à 8,15 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a poursuivi hier sa phase de progression face au dollar, entamée depuis plusieurs semaines alors que les investisseurs s’inquiètent de l’ampleur des déficits du budget et de la balance des comptes courants des États-Unis. Les récents propos rassurants de plusieurs responsables financiers et monétaires US lors du G20 à Berlin au sujet de l’attachement de Washington à la politique du dollar fort n’ont rien fait pour dissiper l’impression dominante sur les marchés des changes selon laquelle l’Administration US voit d’un bel œil le recul du billet vert. À cet égard, ils croient toujours que les États-Unis, pour financer ces déficits, tentent de réduire leurs importations et d’accroître leurs exportations en laissant glisser le dollar dont la baisse rend aussi leurs actifs plus attractifs pour les...