Qu’est-ce qu’on parle de piratage ces temps-ci ! En France, aux États Unis, à Beyrouth… Le piratage est une de nos discussions du moment. Qui n’a pas un jour succombé aux tentations d’un petit piratage ? Copier un logiciel pour son ordinateur, créer sa propre compilation de musique, acheter un DVD copié pour 6 000 LL, télécharger des chansons d’Internet… Le piratage existe depuis la nuit des temps. Rappelez-vous les K7 audio que l’on faisait soi-même… et qu’on refilait aux copains parfois. Rien de grave jusqu’à présent, sauf qu’aujourd’hui le piratage est devenu une réelle industrie parallèle qui a provoqué, par exemple, dans le monde de la musique, de véritables ravages : pertes conséquentes, marché en baisse de 20 %, etc. La situation est devenue tellement catastrophique pour les maisons de disques qu’après Napster et consorts, on commence à s’attaquer aux particuliers, aussi petits pirates soient-ils. Si le problème et la répression n’existent pas vraiment au Liban pour le moment, on ne sait pas jusqu’à quand cela durera. Peut-être qu’un jour, vous verrez la police débarquer chez vous pour saisir vos copies. Mais avant ça, il faudrait interdire la vente dans les rues des K7 et autres CD copiés, la vente en boutiques de films, de jeux vidéo ou de logiciels copiés. Les seuls vraiment lésés par le phénomène du piratage au Liban sont, et seulement pour le moment, les producteurs d’artistes libanais et régionaux. D’ailleurs cela fait un moment que l’on ne peut plus faire de compilations des dernières chansons orientales à la mode. Fini ce genre de petit commerce au vu et au su de tout le monde… mais ce n’est pas encore terminé en ce qui concerne la vente sous le manteau.
Aux États Unis et en Europe, certains particuliers ont été arrêtés, emprisonnés et contraints de payer des amendes forfaitaires allant jusqu’à 300 000 euros. Au Liban, vous avez le temps de copier en toute sécurité, tout simplement parce que le débit étant encore si faible, qu’il faut parfois une heure pour télécharger une chanson… et que l’import musical n’importe pas (encore) les hauts placés.
Toujours est-il que le problème n’est pas prêt de se résoudre : les arguments des deux côtés du miroir ont encore la vie longue. Pertes sèches, argent manquant pour lancer de nouveaux artistes, prix des CD beaucoup trop élevés… Que va-t-il se passer ? En Grande-Bretagne, on a testé la compilation payante. Vous faites le CD de votre choix en payant 1 $ par titre, qui sera reversé au label producteur. Il semblerait que cela fonctionne. Espérons que cela résoudra les problèmes de tout le monde. En attendant, certains artistes se battent seuls, comme Madonna qui avait inondé ses propres chansons d’insultes pour gêner le téléchargement… Les pirates ont réagi alors en bloquant son site… La guerre sera longue.
Qu’est-ce qu’on parle de piratage ces temps-ci ! En France, aux États Unis, à Beyrouth… Le piratage est une de nos discussions du moment. Qui n’a pas un jour succombé aux tentations d’un petit piratage ? Copier un logiciel pour son ordinateur, créer sa propre compilation de musique, acheter un DVD copié pour 6 000 LL, télécharger des chansons d’Internet… Le piratage existe depuis la nuit des temps. Rappelez-vous les K7 audio que l’on faisait soi-même… et qu’on refilait aux copains parfois. Rien de grave jusqu’à présent, sauf qu’aujourd’hui le piratage est devenu une réelle industrie parallèle qui a provoqué, par exemple, dans le monde de la musique, de véritables ravages : pertes conséquentes, marché en baisse de 20 %, etc. La situation est devenue tellement catastrophique pour les maisons de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.