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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Nouveau record historique de l’euro

L’euro a atteint un nouveau record historique face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, bondissant jusqu’à 1,3050 $, avant de fluctuer jusqu’à la fin de la journée autour de 1,3030 $. Il s’est donc résolument installé au-dessus du seuil de 1,30 $, après que les investisseurs eurent douté de la volonté politique des États-Unis de réduire leurs déficits budgétaires et de comptes courants. Le responsable de cette nouvelle envolée de l’euro est incontestablement le secrétaire US au Trésor, John Snow, qui a répété hier que son gouvernement voulait réduire le déficit budgétaire US de moitié au cours des quatre prochaines années, comme l’a promis le président George W. Bush, tout en estimant que le problème du déficit des comptes courants ne peut être résolu que par « une responsabilité partagée » avec les partenaires de son pays. « Washington espère le réduire, mais il ne se réduira que lorsque la croissance des partenaires commerciaux des États-Unis sera suffisante », a-t-il déclaré. De plus, il a de nouveau exclu l’idée d’une intervention concertée des banques centrales pour ralentir le déclin du dollar, soulignant que « l’histoire a montré que les efforts pour imposer une solution en dehors des marchés sont voués à l’échec ». M. Snow a donné ainsi par ces déclarations le feu vert à une nouvelle phase de recul du dollar. De ce fait, les opérateurs se sont montrés très indifférents à la hausse de 0,7 % de la production industrielle américaine en octobre contre 0,1 % en septembre ainsi qu’à l’augmentation de 6,4 % des mises en chantier de logements aux États-Unis contre une baisse de 6 % pendant la même période. Il en est de même de la remontée des prix à la consommation de 0,6 % le mois dernier après 0,2 % en septembre, en raison des coûts très élevés de l’énergie, et qui est passée comme inaperçue bien qu’elle soit censée paver la voie à un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 2 % pour enrayer la poussée de l’inflation. Certes, les bons indicateurs de l’économie US ne veulent plus rien dire aux investisseurs comme la promesse du « dollar fort » de l’Administration US qui n’a jamais été soutenue par des faits. Dans ce contexte, l’appréciation de l’euro n’est plus étonnante. En effet, il devait se négocier finalement à New York, malgré quelques ventes bénéficiaires, à 1,3035 $ contre 1,2955 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,62 %. Les Bourses en hausse La Bourse US a été portée hier par un fort élan d’optimisme chez les investisseurs après la vigueur du bâtiment et de l’industrie aux États-Unis. Elle a été, en outre, dopée par la fusion surprise entre Sears et Kmart et les bons résultats chez Hewlett-Packard. Le marché a ainsi ignoré l’augmentation des prix à la consommation, l’interprétant comme étant un signe d’accélération de l’activité économique. La vigueur retrouvée de Wall Street a entraîné dans son sillage les Bourses européennes qui ont fini hier à des niveaux record, malgré le nouveau plus haut niveau historique enregistré par l’euro face au dollar. Tous les secteurs étaient à la fête, même les sociétés exportatrices. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont été recherchées dans un marché sélectif, progressant de 7,60 $ et de 7,59 $ respectivement à 7,75 $. Élie KAHWAGI


L’euro a atteint un nouveau record historique face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, bondissant jusqu’à 1,3050 $, avant de fluctuer jusqu’à la fin de la journée autour de 1,3030 $. Il s’est donc résolument installé au-dessus du seuil de 1,30 $, après que les investisseurs eurent douté de la volonté politique des États-Unis de réduire leurs déficits budgétaires et de comptes courants. Le responsable de cette nouvelle envolée de l’euro est incontestablement le secrétaire US au Trésor, John Snow, qui a répété hier que son gouvernement voulait réduire le déficit budgétaire US de moitié au cours des quatre prochaines années, comme l’a promis le président George W. Bush, tout en estimant que le problème du déficit des comptes courants ne peut être résolu que par « une...