Si le rallye de Chypre, cinquième épreuve du championnat du monde, est aussi mouvementé que l’acheminement des voitures par mer à Limassol, les rebondissements risquent d’être nombreux cette fin de semaine sur les routes sinueuses et caillouteuses de l’île.
Les équipes attendaient leurs voitures lundi. Elles ne sont arrivées que dans la nuit de mercredi à jeudi au port de Limassol après un périple émaillé d’incidents en tout genre.
Un mort suite à un incendie à bord du bateau en Syrie, point de départ du navire, deux jours d’immobilisation pour enquête, puis tempête avant d’arriver en Italie où les voitures attendaient et une autre aussitôt après le départ du port de Salerne : les émotions n’ont pas manqué.
Toutes les habitudes des équipes et des pilotes en ont ainsi été chamboulées. Un changement de réglementation en matière de voitures de reconnaissances a dû être adopté en dernière minute, mardi, pour faire face à la situation, les reconnaissances s’effectuant mercredi avec des voitures de location.
Avant qu’hier le programme ne soit modifié afin de permettre aux pilotes de procéder au deuxième jour de reconnaissances avec leurs véhicules prévus à cet effet. De quoi perturber les équipages dans la préparation de leurs notes.
Contre nature
Que nous réserve maintenant le rallye de Chypre, qui ouvre une série de rendez-vous particulièrement éprouvants pour les mécaniques et les organismes, avant la Grèce (4-6 juin) et la Turquie (25-27 juin) ?
L’épreuve chypriote est sans nul doute la plus contre nature de par sa lenteur (aux alentours de 66 km/h de moyenne). Et les quatre pilotes de tête abordent différemment l’épreuve la « plus lente » de l’année.
« Ce n’est pas un de mes terrains favoris, dit Marcus Gronholm (Peugeot 307). Je prends plus de plaisir à piloter sur les tracés plus rapides. Là, on a l’impression de buter sur des milliers de virages lents ». En quatre participations, le Finlandais n’a terminé qu’une fois... par une victoire (2002).
« Les routes sont tellement lentes que l’on a facilement l’impression de ne pas conduire assez vite, insiste le leader du championnat, l’Estonien Markko Martin (Ford Focus). Il faut trouver la juste cadence en faisant attention de ne pas trop en faire. Cela peut être frustrant. Mais c’est obligatoire. »
« Bon pour Carlos »
Pour le Norvégien Petter Solberg (Subaru) – le champion en titre vainqueur en Nouvelle-Zélande – et le Français Sébastien Loeb (Citroën Xsara), Chypre n’est, en revanche, pas pour leur déplaire.
« C’est dommage, j’ai manqué des jours d’essais en raison d’une petite élongation contractée en Nouvelle-Zélande. Mais le plus important est d’être en forme ici. Par le passé, j’ai plutôt pas mal réussi à Chypre. Je compte bien récidiver », avertit Solberg.
Loeb, lui, veut profiter de l’expérience passée. Tout en sachant que le fait de partir aujourd’hui dans le sillage de Martin, juste devant Gronholm et Solberg, ne sera pas une sinécure.
« De nous quatre, Petter (Solberg) sera le mieux loti mais je ne crois pas que le balayage génère une différence énorme en sa faveur. Par contre, les pilotes partant plus loin seront favorisés. Ainsi, ce devrait être bon pour Carlos (Sainz), donc pour Citroën », estime le Français.
La position favorable est un plus pour le pilote espagnol qui, lui, affectionne vraiment le terrain chypriote. « J’aime bien ce genre de conditions. Nous attaquons la partie la plus dure du championnat. C’est là que la solidité de la Xsara fera la différence, qu’elle démontrera son vrai potentiel », annonce Sainz.
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Les équipes attendaient leurs voitures lundi. Elles ne sont arrivées que dans la nuit de mercredi à jeudi au port de Limassol après un périple émaillé d’incidents en tout genre.
Un mort suite à un incendie à bord du bateau en Syrie, point de départ du navire, deux jours d’immobilisation pour enquête, puis tempête avant d’arriver en Italie où les voitures attendaient et une autre aussitôt après le départ du port de Salerne : les émotions n’ont pas manqué.
Toutes les habitudes des équipes et des pilotes en ont ainsi été chamboulées. Un...