Mariage possible entre Thales et EADS
Un nouveau rebondissement est intervenu hier dans les spéculations sur l’avenir du groupe d’électronique de défense Thales avec l’annonce par Les Échos de son rachat possible par le géant européen de l’aéronautique Eads, une information qualifiée de « rumeur » par le gouvernement.
L’État français préparerait le rachat de Thales, dont il détient 31,3 %, par EADS, dont il détient 15 %, a affirmé hier le quotidien économique.
Une telle fusion donnerait naissance à un groupe qui pèserait 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires, un poids comparable à celui de Boeing.
L’opération se ferait sous la forme d’une offre d’EADS sur Thales. EADS reprendrait ainsi Thales, « dont les actionnaires, Alcatel et Dassault, constestaient la stratégie », affirme le journal. Alcatel détient 9,5 % de Thales et le groupe industriel Marcel Dassault (GIMD, holding qui contrôle l’ensemble des filiales du groupe) 5,7 %.
Eads n’a pas souhaité commenter hier ces informations, le ministère français des Finances et de l’Économie les qualifiant pour sa part de « rumeurs », tandis qu’au ministère de la Défense, on se refusait à tout commentaire.
Microsoft : nouvelles armes pour concurrencer Google et Yahoo!
Microsoft a lancé son propre moteur de recherche sur l’Internet, signant une arrivée très attendue sur un marché dominé par Google et Yahoo!.
Le numéro un mondial des logiciels a annoncé que sa nouvelle application MSN Search, présentée comme l’aboutissement d’un travail de deux ans, était désormais accessible en onze langues et dans environ 25 pays d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe, dont la France, la Belgique et la Suisse.
Il s’agit dans un premier temps d’une version expérimentale (http://beta.search.msn.com) à laquelle Microsoft pourra apporter d’éventuelles améliorations.
Les derniers chiffres disponibles sur Google faisaient état de 4 milliards de pages balayées, mais le moteur de recherche le plus populaire au monde a justement annoncé mercredi soir le doublement de cet index, rapportait la presse américaine.
Le nouvel outil de Microsoft propose des recherches par thèmes, orientant vers des sites d’information, dans les pages d’un dictionnaire ou d’une encyclopédie maison, ou chez des commerçants en ligne si le mot cherché correspond à un désir d’achat.
La Chine veut élever le commerce avec le Brésil à 35 milliards de dollars
Le président chinois, Hu Jintao, a entamé hier une visite officielle au Brésil, à l’heure où Pékin recherche des projets d’investissements en Amérique du Sud pour assurer l’approvisionnement en matières premières et en aliments d’un pays de 1,3 milliard d’habitants dont le taux de croissance économique est le plus fort du monde.
La Chine aspire à élever le commerce avec le Brésil, son principal partenaire en Amérique latine, à 35 milliards de dollars en 2010, cinq fois plus qu’en 2003, a annoncé un représentant du gouvernement chinois.
L’arrivée de Hu, à la tête d’une délégation de plusieurs ministres et de 150 industriels, a suscité tout l’intérêt de Buenos Aires et Brasilia, désireuses de capter des investissements d’un pays qui dispose de plus de 500 milliards de dollars d’actifs de réserves (chiffres équivalents au PIB brésilien).
La Chine aspire quant à elle à élever le commerce avec le Brésil, son principal partenaire en Amérique latine, à 35 milliards de dollars en 2010, cinq fois plus qu’en 2003, a déclaré jeudi matin à São Paulo le secrétaire général du ministère du Commerce de Chine, Li Ming Lin, quelques heures avant l’arrivée du président Hu Jintao.
« Nous espérons qu’en 2004, le commerce bilatéral s’élèvera à 12 milliards de dollars. Nous espérons que la relation continue à prospérer d’ici à 2010 pour que le commerce atteigne 35 milliards de dollars .»
Le commerce entre le Brésil et la Chine a été multiplié par 9 au cours des dix dernières années, et en 2003, la Chine est devenue le troisième partenaire commercial du Brésil, derrière les États-Unis et l’Argentine.
Coca-Cola veut reconquérir les consommateurs
Coca-Cola, la marque la plus connue du monde, a dû réviser en forte baisse ses objectifs de croissance et va devoir investir des centaines de millions de dollars dans l’innovation et la publicité afin d’essayer de séduire à nouveau les consommateurs.
Coca-Cola compte désormais sur une hausse de 6 à 8 % par an de son bénéfice d’exploitation et sur une progression de ses ventes en volume de 3 à 4 % contre 5 à 6 % précédemment.
Arrivé en juin, Neville Isdell, le PDG du géant d’Atlanta, s’est donné du temps pour mieux comprendre pourquoi la machine était grippée, et il a prévenu que les choses ne s’amélioreront pas du jour au lendemain.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats