Les États-Unis ont présenté hier leurs condoléances aux Palestiniens et les ont appelés à faire des progrès vers la paix dans la période de transition qui s’ouvre après la mort de Yasser Arafat.
« La mort de Yasser Arafat est un moment important dans l’histoire palestinienne. Nous exprimons nos condoléances au peuple palestinien », a déclaré dans un communiqué le président américain George W. Bush. « Durant cette période de transition qui survient, nous appelons les gens dans la région et dans le monde à faire ensemble des progrès vers ces objectifs et vers le but ultime de la paix », a-t-il souligné. « Pour le peuple palestinien, nous espérons que l’avenir apportera la paix et la concrétisation de leurs aspirations à une Palestine indépendante, démocratique, qui soit en paix avec ses voisins », a ajouté George W. Bush.
Pour sa part, le secrétaire d’État américain Colin Powell a exprimé hier ses condoléances au peuple palestinien après le décès de Yasser Arafat en soulignant que les États-Unis feraient tout ce qu’ils peuvent pour « soutenir et aider le peuple palestinien à aller vers la paix ». « Nous espérons que le calme prévaudra dans la région pendant la période de deuil », a ajouté M. Powell. Le département d’État a en effet appelé hier les Américains au Proche-Orient et en Afrique du Nord à la prudence en raison de troubles possibles dans la région suite à la mort de Yasser Arafat.
L’ancien président américain Bill Clinton a de son côté présenté ses condoléances aux Palestiniens « qui pleurent le décès de l’homme qui symbolisa leurs espoirs et leurs aspirations pendant si longtemps », en regrettant que le président de l’Autorité palestinienne ait en 2000 manqué l’occasion de pouvoir réaliser le rêve de la nation palestinienne.
En outre, l’ancien président Jimmy Carter a rendu hommage hier à Yasser Arafat en estimant qu’il était un « puissant symbole d’humanité » et un « avocat énergique » de l’unité des Palestiniens dans leur recherche d’une nation.
Par ailleurs, l’ensemble de la presse américaine a consacré une large place hier à la mort de Yasser Arafat. « Arafat est mort sans successeur », souligne le New York Times. Selon le quotidien new-yorkais, le bilan d’Arafat est plutôt maigre : « Ni État palestinien ni paix avec Israël », dit-il.
Arafat « a symbolisé les espoirs et les échecs » des Palestiniens, estime de son côté le Washington Post. Un portrait de Yasser Arafat barre toute la une du quotidien populaire USA Today. « Arafat est mort, il ne laisse rien », affirme ce journal.
Petite note d’espoir, le New York Times voit dans l’accord portant sur le lieu d’enterrement, Ramallah en Cisjordanie, un « départ modeste, mais plein d’espoir » pour la reprise de discussions entre Israël et les Palestiniens. Entre le choix de Jerusalem-Est, émis par le raïs, et le cimetière Cheikh Yousef « à côté d’un marché aux poissons », dans la bande de Gaza, proposé par les Israéliens, l’accord sur un endroit de compromis, accepté par les deux parties, est « un début ».
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