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Actualités - Chronologie

Pourquoi la piste el-Qaëda a éclipsé celle de l’ETA

La piste islamiste a éclipsé celle de l’organisation séparatiste ETA dans l’enquête sur les attentats de Madrid, revendiqués dans la nuit de samedi à dimanche par un porte-parole assurant parler au nom du réseau terroriste el-Qaëda. Éléments qui plaident pour la piste islamiste : – Revendication samedi soir au nom d’el-Qaëda, la deuxième en trois jours, dans une vidéo où un homme parlant « arabe avec un accent marocain » dit s’exprimer « au nom du porte-parole militaire d’el-Qaëda en Europe, Abou Doukhan el-Afgani ». – Arrestation samedi soir à Madrid de « trois Marocains et deux Indiens » pour « vente et falsification de puce » du téléphone portable retrouvé avec une bombe non explosée dans l’un des trains éventrés d’Atocha. – Revendication des attentats dans un communiqué attribué à el-Qaëda et parvenu à un journal londonien publié en arabe, dans la nuit de jeudi à vendredi. – L’Espagne avait été menacée de représailles par le réseau terroriste en raison de l’engagement de son gouvernement auprès de Washington en Irak, selon un message attribué à Ossama Ben Laden diffusé le 18 octobre dernier. – Découverte d’une cassette audio avec des versets du Coran avec sept détonateurs dans une camionnette volée à Alcala de Henares, qui aurait servi à transporter les explosifs utilisés dans les attentats de Madrid. – Selon des sources antiterroristes de la radio Cadena Ser vendredi, l’explosif utilisé est celui d’un « groupe terroriste lié à l’islamisme ». Les indices sur les attentats de Madrid désignent à 99 % le terrorisme islamiste, selon ces sources. Éléments qui font douter de la piste ETA : – Démenti renouvelé de l’ETA, hier après celui de vendredi, de toute responsabilité dans les attentats, auprès du journal indépendantiste Gara. – La vitrine politique de l’ETA interdite en Espagne, Batasuna, a authentifié ce démenti et a manifesté contre la série d’attentats de Madrid. La formation indépendantiste n’a jamais condamné d’attentat de l’ETA alors qu’elle a réprouvé le massacre de la capitale espagnole. – Les explosifs « Goma 2 » ne sont pratiquement plus utilisés par l’ETA, après avoir été habituels dans ses attentats dans la première moitié des années 80. Elle leur préfère dernièrement de la dynamite type Titadyn, qu’elle a volée en France. Elle emploie des détonateurs en aluminium, et ceux retrouvés étaient en cuivre de type Riodet S. de fabrication espagnole, selon des sources de la luttre antiterroriste citées par la presse. – Moyens logistiques importants pour une organisation que le gouvernement espagnol donnait comme exsangue. – Ses objectifs sont généralement les forces de l’ordre, l’armée et les hommes politiques. – Absence d’annonce préalable du massacre, habituelle quand l’ETA frappe dans des endroits fréquentés par des civils. Éléments qui plaident pour l’ETA : – Découverte le 1er mars d’une carte de la région d’Alcala de Henares (proche de Madrid), point de départ des trains ciblés par les attentats, en possession de deux membres présumés de l’organisation séparatiste basque qui planifiaient un attentat à l’explosif, selon le gouvernement. – Deux attentats aux caractéristiques plus ou moins similaires déjoués au cours des trois derniers mois, l’un visant la gare madrilène de Chamartin avec des sacs à dos bourrés d’explosifs, l’autre le 1er mars dans un polygone industriel de Madrid à l’aide d’une camionnette contenant 500 kg d’explosifs, selon l’Exécutif.
La piste islamiste a éclipsé celle de l’organisation séparatiste ETA dans l’enquête sur les attentats de Madrid, revendiqués dans la nuit de samedi à dimanche par un porte-parole assurant parler au nom du réseau terroriste el-Qaëda.
Éléments qui plaident pour la piste islamiste :
– Revendication samedi soir au nom d’el-Qaëda, la deuxième en trois jours, dans une vidéo où un homme parlant « arabe avec un accent marocain » dit s’exprimer « au nom du porte-parole militaire d’el-Qaëda en Europe, Abou Doukhan el-Afgani ».
– Arrestation samedi soir à Madrid de « trois Marocains et deux Indiens » pour « vente et falsification de puce » du téléphone portable retrouvé avec une bombe non explosée dans l’un des trains éventrés d’Atocha.
– Revendication des attentats dans un communiqué...