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HOMMAGE

À mon oncle Mounir La mort n’est rien du tout, tu t’es juste faufilé dans une autre chambre, Comme nous étions avant, nous le serons toujours, Nous t’appellerons comme nous l’avons toujours fait, Nous te parlerons de la même façon, simple et directe, comme nous l’avons toujours fait, Nous rirons, comme nous l’avons toujours fait, des blagues qui nous amusaient tellement, Nous allons prononcer ton nom sans effort comme nous l’avons toujours fait, Nous allons rire, penser à toi et prier pour toi, Penses-tu être loin de nos esprits si tu es loin de notre vue ? Tu es là, rien n’a changé, tout va bien, rien n’est perdu. Un bref moment, et nous serons tous réunis pour l’éternité, car nous serons en compagnie du Seigneur, notre Christ. Mounir était un monde de réconfort, d’amitié, d’amabilité et de générosité, personne ne remplacera ce vide qu’il laisse après son départ. Gardons de lui le souvenir qu’il nous laisse du sens de la vie et prions pour le repos de son âme. Fady ESTA Merci et au revoir Mounir, tu nous as quittés vendredi matin à ton heure habituelle : à cette heure de l’exercice de ta mission, cette heure de la visite tant attendue de tes patients durant laquelle tu leur lançais oralement un je ne sais quoi formulé sur un ton anecdotique qui avait l’effet de les apaiser en leur mettant du baume au cœur. Mounir, les mots s’étranglent, s’enchevêtrent, se bousculent et pourtant nous demeurons incapables d’exprimer cet étrange sentiment qui nous hante depuis ta disparition. II n’est pas dans nos habitudes de relater tout ce que tu as donné à l’Hôpital libanais - Jeïtaoui, cette maison où tu as grandi professionnellement et que tu as fait grandir avec toi: il serait vain d’en parler, des pages entières n’en viendraient pas a bout. Mounir, Le poète a dit: «À voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse.» Ce silence nous prend à la gorge aujourd’hui et nous empêche d’en dire plus. Mounir, au nom de tous tes collègues médecins de l’hôpital, nous voudrions te dire merci pour l’école que tu fus, et au revoir. Les médecins de l’Hôpital libanais - Jeïtaoui Serein jusqu’au bout Tu t’es éteint discrètement après un combat inégal contre cette terrible maladie… Tu étais si serein durant tout ton «Golgotha» et jusqu’à ton lit de mort. Cette sérénité t’a toujours caractérisé. Tu l’as gardée tout au long de ta vie aussi bien familiale, sociale que professionnelle. Tu as toujours su te mettre à la portée de tous : les grands de ce monde et les plus modestes ont trouvé en toi un réconfort, une présence, une disponibilité, une attention que même leurs proches, parfois, leur refusaient. Nous nous sommes engagés ensemble, il y a bientôt 50 ans, sur cette route qui nous a menés à notre merveilleuse profession. Nous avons été les gais lurons de la faculté. Sous le nom de «Trio Los Carabinos», nous avons ensemble, et en chansons, imité et «taquiné» nos professeurs. Nous avons préparé ensemble, à Beit-Méry, nos examens de fin d’année. Nous sommes sortis, nous avons chanté, nous avons dansé, nous avons aimé… ensemble. Nous avons subi ensemble les évènements de 1958. Nous avons eu ensemble notre diplôme. Après nos années de spécialisation, nous nous sommes retrouvés dans notre cher Liban, que nous avons tenu à soutenir durant ses terribles années de souffrance et de guerre. J’aurais tellement voulu fêter avec toi en octobre prochain le 50e anniversaire de cette longue « vie commune » commencée le jour de notre entrée en faculté ; mais le sort en a décidé autrement… Malgré tout, pour nous qui restons après toi, ni la maladie ni la mort ne peuvent effacer le souvenir… en attendant nos retrouvailles. André PHARÈS
À mon oncle Mounir

La mort n’est rien du tout, tu t’es juste faufilé dans une autre chambre,
Comme nous étions avant, nous le serons toujours,
Nous t’appellerons comme nous l’avons toujours fait,
Nous te parlerons de la même façon, simple et directe, comme nous l’avons toujours fait,
Nous rirons, comme nous l’avons toujours fait, des blagues qui nous amusaient tellement,
Nous allons prononcer ton nom sans effort comme nous l’avons toujours fait,
Nous allons rire, penser à toi et prier pour toi,
Penses-tu être loin de nos esprits si tu es loin de notre vue ? Tu es là, rien n’a changé, tout va bien, rien n’est perdu.
Un bref moment, et nous serons tous réunis pour l’éternité, car nous serons en compagnie du Seigneur, notre Christ.
Mounir était un monde de réconfort, d’amitié, d’amabilité...