L’armée israélienne pousse Sharon
à dialoguer avec Mahmoud Abbas
le 08 novembre 2004 à 00h00
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon est soumis à des pressions de l’armée pour engager un dialogue avec Mahmoud Abbas, qui dirige de fait l’Autorité palestinienne en l’absence de Yasser Arafat. Selon les médias, les responsables militaires estiment que M. Sharon doit faire des « gestes » pour aider M. Abbas ainsi qu’Ahmed Qoreï, le Premier ministre actuel, à « assurer leur pouvoir » afin d’éviter que les territoires palestiniens plongent dans le chaos.
« Il y a désormais une occasion à saisir qu’il ne faut pas laisser échapper une seconde fois », affirme un haut responsable des Affaires étrangères, faisant allusion au refus de M. Sharon de faire la moindre concession à M. Abbas lorsque celui-ci avait été nommé Premier ministre palestinien en avril 2003. M. Abbas avait démissionné au bout de quatre mois faute d’avoir obtenu de Yasser Arafat le contrôle sur les services de sécurité et obtenu des libérations de prisonniers palestiniens ou un allègement du blocus de la part de M. Sharon.
Avant même la brusque dégradation de l’état de santé du président de l’Autorité palestinienne, le général Moshe Yaalon, chef d’état-major israélien, avait déploré en juillet dernier, en termes à peine voilés, l’intransigeance dont avait fait preuve M. Sharon vis-à-vis de M. Abbas, partisan déclaré de l’arrêt de la lutte armée.
Plusieurs commentateurs ont également souligné que si M. Sharon avait présenté à l’époque son plan de retrait de la bande de Gaza, il aurait raffermi la position de M. Abbas. « Pour aider Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas), le gouvernement doit lâcher du lest en évitant par exemple de lancer des opérations militaires dans les territoires palestiniens, ou en levant des barrages routiers pour faciliter la circulation des Palestiniens », explique Shlomo Brom, chercheur au Centre d’études stratégiques Jaffee auprès de l’université de Tel-Aviv. « Mais cette politique peut faciliter la tâche de ceux qui veulent commettre des attentats, toute la question est de savoir quel degré de risques les responsables politiques et militaires sont disposés à prendre », ajoute cet ancien responsable du service de la planification stratégique à l’état-major. Cette nouvelle politique devrait aussi influer sur le retrait de la bande de Gaza prévu l’an prochain. « Il est évident qu’un dialogue avec les nouveaux dirigeants palestiniens sur la passation de pouvoirs constituerait un message fort », ajoute M. Brom.
Jusqu’à présent, le Premier ministre israélien a refusé de négocier quoi que ce soit de son plan en affirmant qu’il serait appliqué de façon « unilatérale », faute de partenaire du côté palestinien, tant que Yasser Arafat resterait aux commandes. La disparition physique ou politique du dirigeant historique des Palestiniens rend ce raisonnement caduc, selon les commentateurs.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon est soumis à des pressions de l’armée pour engager un dialogue avec Mahmoud Abbas, qui dirige de fait l’Autorité palestinienne en l’absence de Yasser Arafat. Selon les médias, les responsables militaires estiment que M. Sharon doit faire des « gestes » pour aider M. Abbas ainsi qu’Ahmed Qoreï, le Premier ministre actuel, à « assurer leur pouvoir » afin d’éviter que les territoires palestiniens plongent dans le chaos.
« Il y a désormais une occasion à saisir qu’il ne faut pas laisser échapper une seconde fois », affirme un haut responsable des Affaires étrangères, faisant allusion au refus de M. Sharon de faire la moindre concession à M. Abbas lorsque celui-ci avait été nommé Premier ministre palestinien en avril 2003. M. Abbas avait démissionné au bout de...
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