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Inquiétudes européennes

La baisse du dollar, avec son lot d’inquiétudes pour la croissance européenne, va relancer les tensions entre les responsables politiques européens et les dirigeants de la Banque centrale européenne toujours soucieux de préserver leur indépendance. À Bruxelles à l’issue du sommet européen, le président français Jacques Chirac a manifesté sa préoccupation face à la flambée de l’euro et ses conséquences à terme pour la santé de l’économie européenne. M. Chirac a plaidé pour « la nécessité d’une réaction » des Européens « à examiner avec la BCE ». La baisse du dollar face à l’euro donne mécaniquement, en renchérissant les prix des produits fabriqués en Europe, un avantage compétitif aux produits américains sur les marchés mondiaux. À l’inverse, les produits européens se vendent moins bien, les entreprises sont obligées de freiner leur production et pour certaines de licencier. L’euro fort pourrait donc tuer dans l’œuf la reprise économique dans des pays européens où l’ampleur des déficits budgétaires empêche toute relance volontariste. Reste l’arme de la politique monétaire entre les mains des dirigeants de la BCE. Mais face aux pressions des politiques, le président de la BCE Jean-Claude Trichet n’a guère de marges de manœuvre sur les taux d’intérêt tant que le pétrole reste cher. Tant du côté de la Banque centrale que des gouvernements européens, les propos dans les prochains jours risquent donc de s’envenimer pour peu que l’euro franchisse la barre de 1,30 dollar. Au début de l’année, quand l’euro faisait étalage de toute sa vigueur, les chefs d’État ou de gouvernement français, allemand et italien étaient montés au créneau pour dénoncer l’orthodoxie de la politique monétaire menée par la BCE à Francfort. Leurs propos avaient singulièrement exaspéré Jean-Claude Trichet.
La baisse du dollar, avec son lot d’inquiétudes pour la croissance européenne, va relancer les tensions entre les responsables politiques européens et les dirigeants de la Banque centrale européenne toujours soucieux de préserver leur indépendance. À Bruxelles à l’issue du sommet européen, le président français Jacques Chirac a manifesté sa préoccupation face à la flambée de l’euro et ses conséquences à terme pour la santé de l’économie européenne. M. Chirac a plaidé pour « la nécessité d’une réaction » des Européens « à examiner avec la BCE ».
La baisse du dollar face à l’euro donne mécaniquement, en renchérissant les prix des produits fabriqués en Europe, un avantage compétitif aux produits américains sur les marchés mondiaux. À l’inverse, les produits européens se vendent moins...