Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un peu plus de... Les best of

Alors qu’on est encore loin de la période de Noël, les compilations arrivent en ce moment en force sur le marché de la musique. Est-ce une nouvelle manière de contrer le piratage ? D’augmenter les ventes du marché du disque, en perte de 20 %, par exemple en France ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, il ne faut pas avoir derrière soi une carrière d’une vingtaine d’années pour enfin voir ses plus grands succès réunis. L’exemple ci-dessus le démontre bien : Robbie Williams, la trentaine et une carrière solo plutôt jeune, a déjà sa compilation. Idem pour Axelle Red, sur le même label. Déjà, l’année dernière, on pouvait trouver Les meilleurs moments de la Star Academy 3. C’est tout vous dire… Les best of, il y en a plein ! On les regroupe parfois selon des périodes (les années Barclay, les années vogue, les années «jeunesse», etc.), en coffret (généralement pour les gros calibres comme Brel, Gainsbourg, Piaf, Brassens ou Aznavour, dont le nouveau coffret arrive sous forme d’Arc de Triomphe, très bientôt au Liban, alors qu’une intégrale existait déjà) ou sans… Parfois ces compilations ressortent quelques années après la première édition, avec quelques morceaux supplémentaires, et récemment avec des nouveautés pour allécher l’acheteur. L’année dernière, un double best of de Laurent Voulzy a paru avec trois nouveaux titres et un single «Collector» de «Rockcollection» version live et longue de 12 minutes. Pourquoi pas? Si l’essence même d’un best of est de regrouper la majeure partie des meilleurs titres d’un artiste ou d’un groupe, dont on ne peut pas se procurer l’ensemble des disques (normal quand on en a par exemple une soixantaine à son actif comme Johnny), à quoi sert le best of d’un artiste qui n’a pondu que deux albums, si ce n’est à relancer une carrière qui traîne la patte? À côté d’une énième compilation anniversaire d’Elvis, Aznavour, Elton John, Sardou, les Beatles, U2, les Cure ou les Stones, on retrouve aujourd’hui des «remixes» de Placebo, de Mylène Farmer, de Madonna… Sûrement pour le plus grand plaisir des fans, mais aussi, récemment, les «essentiels» de Sheryl Crow, des No Doubts, des Cramberries, de Keziah Jones, de Seal, etc., dont les carrières sont encore prometteuses de bons produits. Si cela permet à certains auditeurs de se procurer le meilleur de certains artistes (et d’être souvent catégorisé «idées cadeaux» dans les boutiques et sur les sites Internet de musique), le best of prématuré entache un peu la notoriété d’un artiste, parce qu’il nous fait ressentir qu’un best of est plus vendeur qu’un nouvel album… C’est bien dommage.
Alors qu’on est encore loin de la période de Noël, les compilations arrivent en ce moment en force sur le marché de la musique. Est-ce une nouvelle manière de contrer le piratage ? D’augmenter les ventes du marché du disque, en perte de 20 %, par exemple en France ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, il ne faut pas avoir derrière soi une carrière d’une vingtaine d’années pour enfin voir ses plus grands succès réunis. L’exemple ci-dessus le démontre bien : Robbie Williams, la trentaine et une carrière solo plutôt jeune, a déjà sa compilation. Idem pour Axelle Red, sur le même label. Déjà, l’année dernière, on pouvait trouver Les meilleurs moments de la Star Academy 3. C’est tout vous dire… Les best of, il y en a plein ! On les regroupe parfois selon des périodes (les années Barclay, les années...